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En Afrique du Sud, une solution rentable pour traiter les eaux usées

Par Charlotte MATHEWS | Edition N°:4891 Le 04/11/2016 | Partager
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La HCA avait été conçue pour constituer un complément à une usine municipale de traitement des eaux usées existantes, avec entre 0,1 et 50 mégalitres/jour. Elle n’a pas remplacé l’infrastructure existante nécessaire pour une usine municipale, mais a multiplié sa capacité par deux, car elle a permis que les polluants puissent être retirés plus rapidement et de manière plus efficace (Ph. San Aqua HCA)

Sur les 5 milliards de litres d’eaux usées produites par jour en Afrique du Sud, seules 20% répondent aux standards pour être reversées dans des sources. Un problème que l’entreprise San Aqua HCA a décidé de résoudre grâce à sa solution brevetée qui retire les agents contaminants plus efficacement.

es précipitations erratiques, l’urbanisation, les infrastructures vieillissantes et l’association du manque de fonds et de compétences techniques dans les municipalités contribuent à la détérioration progressive de la qualité de l’eau potable en Afrique du Sud. Le professeur Anthony Turton, du Centre pour la gestion de l’environnement de l’Université de l’État-Libre, a déclaré que l’Afrique du Sud produisait cinq milliards de litres d’eaux usées chaque jour et que seulement 20% de ces eaux usées étaient traitées selon une norme permettant leur évacuation dans les sources d’eau. Selon lui, les contraintes liées à l’eau présentaient des risques et des opportunités. L’une des sociétés qui y voient une opportunité est San Aqua HCA, basée au Cap, qui a conçu et breveté une solution appelée HydroChemical Activation (HCA - Activation hydrochimique). Elle a réalisé des tests informels avec des usines municipales de traitement des eaux usées de 1,8, 0,5 et 0,25 mégalitre/jour qui, selon la co-fondatrice de San Aqua HCA, Pamela Alborough, ont dépassé toutes les attentes. La HCA est une amélioration d’un procédé existant appelé activation électrochimique, dans lequel une charge électrique est appliquée à l’eau pour la stériliser. Le système HCA peut également incorporer des capteurs qui fournissent des informations sur la qualité de l’eau et les performances du système à un ordinateur central. Alborough a déclaré que la HCA avait été conçue pour constituer un complément à une usine municipale de traitement des eaux usées existantes, avec entre 0,1 et 50 mégalitres/jour. Elle n’a pas remplacé l’infrastructure existante nécessaire pour une usine municipale, mais a multiplié sa capacité par deux, car elle a permis que les polluants puissent être retirés plus rapidement et de manière plus efficace.
Selon Alborough, le fonctionnement de la HCA ne demandait pas de compétences particulières. Il est nécessaire de disposer d’une source d’alimentation, mais la HCA n’utilise que l’équivalent de huit ampoules d’électricité à un débit d’un mégalitre par jour. Le coût du capital d’une usine municipale de traitement des eaux usées est d’environ 8 millions de rands par mégalitre de capacité (environ 530.000 dollars). L’usine HCA pourrait réduire ce coût à environ 4-5 millions de rands/ Ml. Elle réduit également les coûts de fonctionnement parce qu’il est nécessaire d’utiliser moins de produits chimiques. Cependant, les municipalités sont conservatrices en termes de décisions, et San Aqua vend donc sa solution à des entreprises et des quartiers résidentiels à forte densité, en anticipant qu’une fois que les gestionnaires municipaux auront vu son fonctionnement dans le secteur privé, ils seront prêts à l’adopter.

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