Courrier des Lecteurs

Sacs en plastique: Il faut réagir au plus vite

Par L'Economiste | Edition N°:4890 Le 03/11/2016 | Partager

■ Dar Bouazza, une catastrophe !
Je suis réellement choqué par vos photographies de la région de Dar Bouazza publiées dans votre journal datant du 27 octobre dernier. L’on peut y apercevoir des champs à perte de vue infestés de … sacs en plastique! C’est étonnant, notamment après tout le remue-ménage médiatique de la campagne «Zéro Mika» qui a duré plusieurs mois au moins. Sans oublier la volonté des autorités de mener à bien cette campagne et les moyens déployés pour sensibiliser les Marocains dans ce sens. A mon sens, les dirigeants du pays doivent s’assurer que l’ensemble des régions du Maroc respectent cette nouvelle loi et sanctionner si nécessaire les acteurs concernés. Il serait également judicieux de prendre en main les décharges sauvages du Royaume et les structurer pour éviter à l’avenir ce genre de situation dramatique. A bon entendeur salut!
J.P.

■ L’étau se resserre
Bonne nouvelle! Le gouvernement vient de publier quatre arrêtés pour encadrer et contrôler la fabrication et l’importation des sacs en plastique, mais aussi pour en sanctionner l’utilisation de façon plus sévère. C’est ce que nous révèle l’article sur le sujet paru le 26 octobre dernier. L’on y apprend que les différents types de sacs seront désormais soumis au contrôle technique. Tous ceux qui ne seront pas conformes seront retirés et des sanctions seront systématiquement prononcées. Les sanctions, plutôt salées, pourront s’élever à près d’un million de DH selon la gravité de l’infraction. Il était temps de resserrer l’étau et de durcir les sanctions. En effet, plusieurs régions marocaines pullulent encore à l’heure actuelle de milliers de ces sacs, menaçant clairement l’environnement du pays. Changeons la donne et vite!
Q.O.

■ Stop au carnage!
A l’heure de la COP22, il est grand  temps pour le Maroc d’appuyer sur l’accélérateur en termes de développement durable. Il serait en effet honteux qu’un amoncellement de sacs plastiques porte atteinte à l’image de notre pays qui accueille une conférence des plus décisives pour l’avenir de notre planète. Montrons donc tous l’exemple! Je me réjouis que les autorités aient eu recours à des mesures radicales comme l’opération «Zéro Mika» de mai dernier. Mais il faut plutôt attaquer le mal à la source!  Les sacs plastiques doivent être bannis et remplacés au plus vite par des sacs en papier! Je souhaite vivement que chacun se responsabilise à ce niveau. Il est temps d’apprendre à réutiliser les mêmes sacs et surtout à ne pas les jeter dans la nature! Il est clairement inacceptable de laisser se constituer des espaces où « la flore» se composerait principalement de sacs plastiques… A bon entendeur salut!

G.G.

                                                                             

■ Investissement: Multiplicateur en panne
Le titre à la une du numéro de L’Economiste du mardi 1er novembre et l’article correspondant m’interpellent quant aux effets entraînant des investissements publics au Maroc. Cette question m’avait été posée lors d’une conférence débat consacrée aux gros investissements de Tanger (Port, quai, Renault, etc.) par une pharmacienne qui a assisté à la conférence organisée à HEM. J’ai expliqué qu’il s’agit selon moi de ce que j’appelle «La panne du multiplicateur keynésien». J’ai dû bien évidemment donner des illustrations simples, loin de toute portée théorique sur les freins à la propagation des effets multiplicateurs de l’investissement. J’ai eu d’ailleurs récemment l’occasion de revenir sur la question lors d’une interview que j’ai accordée à la radio. Je reste à votre disposition pour expliquer  cet aspect des structures de l’économie nationale et des faiblesses et insuffisances de ce qu’on appelle «le modèle de croissance du Maroc.»
 A. Ouali, Invest-Conseil

NDLR: Dans l’article cité, c’est l’analyse de la Banque mondiale qui a été sollicitée. La Banque a été une des premières à avoir identifié et étudié ce phénomène de «piège de l’investissement». Pour rappel, la Banque mondiale a relevé que depuis plus de dix ans, le Maroc est parmi les pays qui investissent le plus mais avec un rendement décroissant voire médiocre. Trois raisons à cela : 1- la liaison entre les investissements publics –Etat et entreprises publiques- et les investissements privés se fait mal; 2- les investissements publics «soft» sont délaissés, mal faits ou pas faits (éducation, santé, droits, protection des biens…); 3- les critères de la décision publique/politique d’investir dans les infrastructures matérielles ne sont pas toujours ceux de la rentabilité.

■ Projet de budget tout flou tout fou
Permettez-moi de vous féliciter pour vos analyses et investigations sur le projet de budget de l’Etat pour 2017. Vous êtes les seuls à mettre en lumière les imprécisions et difficultés d’évaluation en dépit d’une meilleure transparence des chiffres. Voire d’une surabondance des chiffres. Je regrette comme vous que la négligence parlementaire ne nous ait pas donné une loi de finance organique imposant aux  gouvernements et administrations de donner du sens à leur action comme à leur choix politiques. Je formule le vœu que la nouvelle assemblée, avec une grosse part de nouveaux élus, et un parti dominant dans l’opposition, le PAM, va améliorer le travail budgétaire.
Omar Ait M. expert, Agadir

■ Confort au bureau: Un levier particulièrement stratégique
Les entreprises marocaines ne se soucient guère du confort de leurs employés, et c’est bien dommage ! En effet, l’on apprend dans votre article sur le sujet paru le 27 octobre dernier que l’environnement de travail représenterait un réel facteur de compétitivité selon un rapport d’étude de Steelcase récemment présenté à Casablanca.
D’après le document, un environnement de travail attractif et moderne permet d’améliorer l’engagement des troupes. Je pense que le management des entreprises marocaines doit au plus vite changer ses habitudes et mettre à la disposition des salariés des salles de repos où ils pourront faire la sieste et récupérer leur énergie, des cafétérias voire même des salles de lecture et des billards pour se détendre. Atténuer le bruit, réguler l’éclairage des salles de travail et équiper les bureaux de chaises confortables sont également à mon sens des facteurs essentiels pour garantir la satisfaction des employés et accroître ainsi leur productivité.
D.N.

                                                                             

Incident d’Al Hoceïma: Un scandale sans précédent

■ L’affaire d’Al Hoceïma: Que faire vraiment?
Ce que je trouve dommageable à long terme pour toutes les parties prenantes au Maroc dans l'affaire malheureuse du vendeur de poissons broyé par un camion-benne, c'est qu'il a fallu attendre une vive émotion pour déclarer que l'on fera les enquêtes et le nécessaire pour sanctionner les éventuels responsables! Vrai, sincère ou pas, il restera toujours cette idée que cette décision de réagir, dans la légalité, est seulement une réponse à un fait divers médiatisé, par la population elle-même, puis au-delà des frontières; que si ce fait divers n'avait pas provoqué toute cette mobilisation, il n'en aurait pas été ainsi.
On véhicule l’idée, peut-être fausse, que l'application de la loi ne se fait pas systématiquement, que les représentants des différents pouvoirs ne sont pas crédibles quoi qu'ils fassent. Et c'est précisément là où réside le plus grand danger pour notre société.
Il aurait fallu que l'indignation dans cette affaire vienne d'abord de l'ensemble des gouvernants, des autorités locales ou de la police et que ces mêmes gouvernants communiquent et impliquent l'opinion publique dans l'indignation et partagent le suivi de la mise en œuvre de la loi. Tant que nous restons dans une posture de réaction en fonction de l'impact médiatique, la crédibilité de la prise en charge du problème s'affaiblit, et par là même nous poursuivons la division au sein de la société marocaine avec cette idée dangereuse de division entre les gens et ceux qui les gouvernent. Peu importe le travail qui est fait, il sera toujours controversé. En tant que citoyenne, je veux qu’on inverse la démarche: de l'action au lieu de la réaction, de l'implication au lieu de la justification, et de l'indignation au nom des gens, votants ou pas. Tout l'enjeu est ici la crédibilité de la bonne information.
W.S.  Citoyenne

■ Des réactions à travers tout le royaume!
Le tragique décès du poissonnier de gros Mouhcine Fikri à Al Hoceïma a créé le buzz au sein du royaume, suscitant la colère et l’indignation de bon nombre de citoyens et d’acteurs associatifs.
Une opération de destruction n’a absolument pas sa place sur la voie publique. Tout ceci prouve une fois de plus que les règles de sécurité ne sont pas respectées dans ce secteur et que les gaspillages sont monnaie courante dans un pays dont près de 5% de la population est considérée comme pauvre. Consternant!
H.M.

■ Les deux parties responsables!
En ce qui concerne l’affaire d’Al Hoceïma, je pense que les deux parties sont responsables. Le poissonnier a été de son plein gré dans la machine pour récupérer une marchandise illicite.
Quant aux forces de police, elles ont réalisé cette opération en pleine voie publique. Elles ont également fait preuve d’un véritable abus de pouvoir en cherchant à détruire immédiatement les produits saisis. Désormais, l’affaire est entre les mains de la justice qui saura je l’espère émettre le bon jugement!
J.A.

 

 

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc