Entreprises

ADM se prépare au rendez-vous de Marrakech

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4887 Le 31/10/2016 | Partager
Et renforce les aires de péage et les équipes de contrôle
380 km du réseau identifiés comme «très exposés» et 3 bassins versants «inondables»
adm_cop_22_087.jpg

L’axe Marrakech-Casablanca connaîtra un important trafic durant la COP22. Et même si les travaux d’élargissement ne sont pas totalement terminés, ADM les suspend temporairement, pour permettre une plus grande fluidité du trafic (Ph. Bziouat)

Bonne nouvelle pour les usagers. La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) va suspendre temporairement les travaux de renforcement opérés sur le tronçon de 100 km reliant Marrakech à Benguerir à partir du 4 novembre prochain. Le temps de la COP, le trafic sur ce tronçon reviendra à la normale et ce, pour permettre une plus grande fluidité durant le mois de novembre. En effet, avec les 15.000 participants -au moins- attendus à la conférence climatique, l’autoroute Casablanca-Marrakech sera fortement utilisée et connaîtra des moments de pics les trois premiers et trois derniers jours de la conférence. La plupart des délégations étrangères, africaines notamment, qui participeront à la COP devront être transférées de l’aéroport de Casablanca à Marrakech et emprunteront cette autoroute. ADM recommande aux usagers de l’autoroute d’organiser au préalable leurs voyages et d’opter pour le télépéage pour éviter les bouchons dans les deux sens. La gare de péage de Marrakech a d’ailleurs été renforcée avec de nouveaux points et une équipe spéciale pour contrôler le trafic sur place, mais aussi à distance à travers le centre de contrôle, sera dédiée à la COP22. Le rendez-vous climatique est aussi une occasion pour la Société nationale des autoroutes de lancer une gestion proactive pour prévenir les risques de glissement de terrain dus aux effets des changements climatiques, indique son DG Anouar Benazzouz. La société a établi un diagnostic et zonage du risque de glissement sur tout le réseau autoroutier, basé sur une classification des sols selon l’aléa de l’instabilité, ce qui permet d’orienter les efforts de surveillance et de prévoir des techniques de confortement appropriées et au moment opportun. 380 km du réseau ont été identifiés comme «très exposés» et 3 bassins versants comme «inondables». «Pour faire face aux mouvements de terrain qui sont des phénomènes naturels d’origines très diverses, accentués par les changements climatiques, on s’emploie en permanence à maîtriser les instabilités des talus et versants au niveau des autoroutes, qui se trouvent amplifiées par endroits par la hausse des précipitations violentes et dans d’autres sites par le phénomène de retrait dû à la diminution des précipitations», explique Benazzouz. La société a aussi conclu un partenariat avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) pour développer des semences et des techniques propres et végétaliser jusqu’à 10.000 hectares de terrains en collaboration avec les agriculteurs riverains des autoroutes. Une initiative qui permettra aussi de créer plusieurs journées de travail à ces riverains.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc