Courrier des Lecteurs

Ecoles publiques
Le déficit d’enseignants pose problème

Par L'Economiste | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
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■ Une rentrée beaucoup trop tardive!
C’est tout simplement incroyable ! Nous sommes quasiment à la mi-octobre et les cours viennent tout juste de démarrer pour les écoles publiques ! Programmée à la base pour le 19 septembre dernier, la rentrée scolaire n’a finalement pas réellement eu lieu… C’est en tout cas ce que nous apprend l’article sur le sujet paru dans votre journal du 13 octobre dernier. Un sérieux retard qui s’explique par le fait que les professeurs sont dépassés et effrayés par des classes devenues trop chargées et pléthoriques. Un effectif d’élèves trop important qui les a poussés à reporter au maximum l’échéance de la rentrée. Les enseignants sont en fait de moins en moins nombreux. Cela s’explique par le nombre de départs volontaires de ces derniers à la retraite notamment.  Pour pallier ces problèmes handicapant le système éducatif public, il faut à mon sens retarder l’âge de la retraite dans un premier temps, mais également remplacer les enseignants concernés par de nouvelles recrues. Des solutions qui permettront d’«aérer» un minimum les classes et de conserver voire d’améliorer les notes moyennes et le niveau scolaire des élèves. Agissons et vite avant qu’il ne soit trop tard et que le public devienne totalement «obsolète»!
O.P.

■ Les élèves en surnombre!
Après l'arabisation désastreuse de l'enseignement mise en œuvre par le parti de l'Istiqlal, le PJD, principal parti au pouvoir actuellement, vient de donner le coup de grâce à l'école publique. En effet, le gouvernement a décidé de regrouper les élèves dans des classes pour optimiser les salles et les enseignants. Les élèves se retrouvent actuellement à plus de 70 par classe ! Les gamins se tassent à 4 dans des bancs faits au départ pour 2… Comment vont-ils apprendre à écrire et à lire dans ces conditions? Comment apprendront-ils l'élocution dans une classe bondée? Les enseignants n'auront pas le temps d'interagir avec une classe de plus de 50 élèves. Déjà, certains sont actuellement en situation de stress et de burn-out. L'on sait d’avance comment ils vont terminer l'année scolaire ! Par ailleurs,  le phénomène s'étend désormais aux écoles privées. Cette année, et pour la première fois, certains profs du privé parlent de classes surchargées et pensent que ce n'est qu'un début. Décidément, faute de vision stratégique, l'on s'achemine vers une nouvelle génération sacrifiée. Pendant ce temps, les élites envoient leur progéniture aux missions culturelles étrangères. C’est tout simplement désastreux!
 K.P.
 ■ De nouveaux professeurs bientôt recrutés!
Afin de faire face au déficit d’enseignants qui plombe tous les efforts de réforme de l’école publique, le souverain a récemment donné des instructions officielles. Le ministère de l’Education nationale recevra en effet prochainement une rallonge budgétaire exceptionnelle qui permettrait d’embaucher plusieurs milliers d’enseignants. Une mesure essentielle puisqu’elle permettra de «soulager» les enseignants qui se retrouvent avec des classes carrément «surpeuplées». Il était temps de réagir pour faire face à ce grave problème. La qualité du système d’enseignement public d’un pays en dit en effet long sur son degré de développement.
L’avenir d’un pays passe avant tout par l’éducation de ses enfants. Il faut donc prendre ce sujet très au sérieux et continuer à œuvrer pour proposer des solutions réalistes, concrètes et plausibles. J’ajoute que tout n’est pas encore résolu. Ainsi, des problèmes se posent clairement dont notamment la question de la formation des nouvelles recrues.
F.L. 

                                                                                          

Réforme administrative: Il était temps!

■ L’image du pays en jeu
J’ai été particulièrement séduit par le discours prononcé par le souverain à l’occasion de l’ouverture de la session d’automne. Il y a présenté une véritable feuille de route visant à réformer le système administratif marocain. Objectif: en finir avec les lourdeurs de ses divers mécanismes.
Il faut dire que depuis un certain temps déjà, l’administration ne répond absolument plus aux exigences et aux attentes des citoyens marocains. Trop lent, manquant cruellement d’organisation et d’efficacité, le service ne peut que décevoir! Afin de changer la donne, il faut tout d’abord à mon sens changer les comportements et les mentalités des fonctionnaires et agir au niveau de l’éducation même de ces derniers. Il me parait également nécessaire de former les travailleurs en question via des formations bien étudiées. Enfin, il est grand temps de passer à l’ère du numérique en adoptant des nouvelles technologies. En effet, j’ai toujours eu l’impression de revenir à l’âge de pierre à chaque fois que j’avais une procédure administrative à régler. Réagissons ! L’image entière du pays est en jeu...
 P.S.

■ Horaire continu ou temps réduit?
Le Maroc possède une administration publique lourde, en sureffectif et inefficace. Quand on se rend dans une administration, l’on se rend compte qu'il y a beaucoup de personnes. Pourtant, on n'arrive pas à accomplir les démarches de manière fluide. Beaucoup de fonctionnaires sont en effet souvent absents et ne travaillent pas le nombre d'heures «réglementaires». Les vendredis sont devenus des journées à éviter parce que la plupart des fonctionnaires sont absents pour la prière. Ensuite, ils vont faire la pause déjeuner, avant de... rentrer tout simplement chez eux! C'est tout simplement du vol parce que ces gens perçoivent un salaire pour une journée non travaillée… Il faut instaurer un système de pointage dans toutes les administrations publiques directement relié à la paierie du Royaume pour permettre d'ajuster la rémunération au temps réellement travaillé.
Il faut également revoir les missions de chaque fonctionnaire et le soumettre à la reddition des comptes vis-à-vis de sa hiérarchie. Tout le monde doit être redevable de comptes car il s'agit de deniers publics!

H.O.

                                                                                          

■ Autoroute Fès-Tanger Med: Le projet enfin sur les rails!

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Ça y est, c’est officiel ! L’autoroute Fès-Tanger Med est désormais sur les rails. En effet, la direction des études et stratégies du ministère du transport l’a enfin prévue, nous renseigne l’article sur le sujet paru dans L’Economiste du 13 octobre. La future double voie rapide permettra aux automobilistes de gagner un temps considérable. La durée du trajet passera en effet de 4 heures et demi à 2 heures et 20 minutes seulement! Un gain de temps essentiel qui permettra  de réduire les distances entre les deux «pôles» et d’accroître la productivité économique du Royaume. Il faudrait à l’avenir généraliser les autoroutes dans tout le Royaume. L’avenir économique du Maroc en dépend clairement!
J.S.

■ Hommage à M’hammed Abbad Andaloussi
J’ai appris avec grande émotion le départ de celui qui a rêvé et fait Injaz Al Maghrib.
Ancien directeur de banque, M’hammed Abbad Andaloussi ne s'est jamais satisfait d'une réussite professionnelle. Tout au long de sa vie, il a milité pour l’implication des entreprises dans l’éducation à travers de nombreuses initiatives. Son engagement passionné et continu est reconnu au Maroc comme à l'international.
Il fait partie des réseaux internationaux les plus puissants, comme Ashoka, Synergos, et Schwab. Il a obtenu de nombreux prix, tels que celui de l’entrepreneur social pour la région Mena, décerné par le World Economic Forum, le prix Clinton de la citoyenneté, et en 2015, le prix qui, selon moi, est le plus important: celui du meilleur «président», décerné par ceux qui ont travaillé avec lui au quotidien, les membres d’Injaz. Au-delà des titres, des trophées, M’hammed Abbad Andaloussi est celui qui inspire ma génération. Il existe souvent pour nous les jeunes des moments de doute, de perte de repères, des moments où nous commettons des erreurs, où nos ambitions tentent d’entraver nos valeurs. Et puis, il y a des moments de recul, où nous regardons autour de nous, à la recherche de leçons, de références, et de modèles. Abbad Andaloussi est le modèle d’un homme qui a compris que le pouvoir et l’argent ne faisaient pas la vie, que donner sans attendre était le meilleur moyen de recevoir.
Le modèle d’un homme qui a voulu rassembler au lieu de diviser, qui a toujours eu le sens du compromis, et incarné les valeurs de travail, d’humilité, de gentillesse, de sincérité, de discrétion et d’action. Un modèle qui nous a prouvé à nous les jeunes que ces valeurs pouvaient aussi nous mener au sommet. M. Abbad, merci d’avoir aidé des milliers de jeunes à croire en eux-mêmes.
Lamia BAZIR

 

 

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