Régions

Notation: Attijariwafa bank briefe ses clients tangérois

Par Ali ABJIOU | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
Une pratique que l’établissement bancaire veut démystifier
Mise à jour des informations à temps, sincérité... les clés pour améliorer sa notation
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Karim Idrissi Zaitouni, responsable marché TPE et PME d’Attijariwafa bank (à gauche), Rachid Magan, responsable réseau AWB à Tanger, Tétouan et Alhoceima accompagné de Kamal Mazari, président de la CGEM Nord (à droite). La Banque a profité de la réunion pour signer deux conventions avec la CGEM Nord et avec la Chambre de commerce de la région  (Ph. Adam)

 

La notation fait partie de ces sujets que l’on aborde difficilement avec son banquier. L’un des premiers à avoir osé briser la glace est Attijariwafa bank. Après Agadir et Marrakech, l’établissement a rassemblé ses clients à Tanger pour leur expliquer les tenants et aboutissants de cette pratique bancaire. «La notation est un indicateur calculé sur la base de plusieurs données recueillies sur l’entreprise par la banque. Elles concernent des éléments matériels mesurables comme le nombre d’impayés ou son endettement», explique Adil Ouazzani, responsable des systèmes de Risk Management auprès d’Attijariwafa bank. Ils sont complétés par des éléments plus qualitatifs comme le secteur d’activité ou même la force des concurrents, par exemple. Cet indicateur prend la forme d’un pourcentage qui permet d’évaluer la solvabilité de l’emprunteur et sa capacité à rembourser son emprunt sur un an.
Depuis 2004, les normes Bâle II préconisent la mise en place d’une notation interne chez les banques pour l’évaluation du risque. Attijariwafa bank fait figure de précurseur en la matière, selon Ouazzani car le premier système a commencé à être utilisé par la banque en 2000. Une deuxième mouture est sortie en 2008. «La 3e génération est actuellement en train d’être mise en place», explique le banquier.
Mais pour les clients de la banque à Tanger, le principal souci était de comprendre quels moyens mettre en place pour améliorer leur score. «La notation n’est pas figée», explique Ouazzani, elle peut être amenée à évoluer de manière positive. Un premier levier est la sincérité au moment de fournir les informations financières demandées et surtout au bon moment. La réactivité est en effet un point positif pour le calcul de la note finale. Une autre piste est le maintien d’un canal de communication avec sa banque. «Si une opportunité d’affaires se présente, on peut en faire part à notre banquier. Cela pourrait aider au moment du calcul de la notation», explique Rachid Magan, responsable réseau d’Attijari sur Tanger-Tétouan-Alhoceima. Et l’avantage d’une bonne notation ne se limite pas seulement à l’accès à un taux préférentiel pour le crédit, mais peut même réduire sinon éliminer le besoin de garanties.

De notre correspondant,
Ali ABJIOU

 

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