COP22

Climat: Mobilisation générale!

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4879 Le 19/10/2016 | Partager
Rencontre pré-COP22 entre ministres
Dans le viseur: le 4 novembre prochain
Date d’entrée en vigueur de l’Accord de Paris
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A quelques jours du lever de rideau du grand rendez-vous climatique, comité de pilotage, ministres, représentants de la CCNUCC, société civile se sont réunis à Marrakech pour une conférence ministérielle pré-COP. De quoi débattre de la mise en oeuvre de l’Accord de Paris, de l’agenda pré-2020 et du Plan d’action mondial pour le climat (Ph. Mokhtari)

Avoir réussi à ratifier l’Accord de Paris avant Marrakech est un exploit. N’avons-nous pas attendu 7 ans pour voir aboutir le protocole de Kyoto? Le 4 octobre dernier, les instruments de ratification des 55 pays représentant au moins 55% des émissions mondiales ont été déposés. Un engagement qui devient alors irréversible. L’entrée en vigueur effective de cet accord tant attendu sera célébrée le 4 novembre prochain. «Sa mise en oeuvre sera l’essentiel du travail de la COP22 et des suivantes», affirme Ségolène Royal qui, en tant que présidente de la 21e, préside aux côtés de Salaheddine Mezouar la rencontre ministérielle pré-COP, qui se tient actuellement à Marrakech. Le ministre des Affaires étrangères et président entrant de la COP22, Mezouar, soutient qu’il n’y a «plus de temps à perdre!». En effet, contenir le réchauffement planétaire à 2 °C implique de réduire de 40 à 70% les émissions de GES d’ici à 2050, et de les faire disparaître en 2100. Alors tout le monde s’active. A quelques jours du lever de rideau du grand rendez-vous climatique, comité de pilotage, ministres de 80 pays et représentants de la CCNUCC, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, travaillent à la préparation de la 1re Conférence des parties agissant comme réunion des parties à l’Accord de Paris (CMA1) qui se tiendra à Marrakech pendant la COP22. Cette rencontre de haut niveau a également abordé l’agenda pré-2020 et le Plan d’action mondial pour le climat porté par les deux championnes, Laurence Tubiana et Hakima El Haité. La société civile est également mobilisée. Car, comme le souligne la secrétaire exécutive de la CCNUCC,
Patricia Espinosa, «réduire le carbone n’est pas un projet individuel. La mobilisation se doit d’être commune et générale».
Une question sera centrale, celle de la mobilisation des fonds. Royal est confiante. «Nous venons de recevoir le rapport de l’OCDE sur les projections de finances climat. Il s’agit de la feuille de route des pays développés pour la mobilisation annuelle de 100 milliards de dollars de financement climat vers les pays en développement d’ici 2020». L’argent, le pilier central de cette COP africaine, est sous surveillance. Particulièrement par ceux qui l’attendent pour construire leurs économies bas carbone. D’autant que pour Royal «les risques de ralentissement ou de retour en arrière menacent. A nous tous de les laisser à distance».

 

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