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Gaz à effet de serre: Le Maroc prépare sa stratégie

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager
Réduire les GES de 42% à l’horizon 2030, le challenge
Des scénarios potentiels retenus pour les secteurs polluants
D’autres sources de financement nécessaires pour suivre cette lancée
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Le Maroc poursuit ses efforts en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation à leur impact. Une étude vient d’ailleurs d’être lancée pour l’élaboration d’une stratégie de développement à faibles émissions de GES ou sobre en carbone (Leds Maroc), ainsi qu’il a été dévoilé lors d’un second atelier régional d’information et d’échange organisé cette semaine à Agadir. L’objectif est d’intégrer de manière cohérente et complémentaire, au niveau des différentes politiques sectorielles, les engagements pris par le Maroc en matière d’atténuation des émissions. «La Stratégie nationale de développement sobre en carbone rentre également dans le cadre de la mise en œuvre de l’engagement de notre pays vis-à-vis de l’accord de Paris qui appelle les pays à élaborer des stratégies sobres en carbone d’ici 2030», explique Khadija Sami, directrice de l’Observatoire régional de développement durable (OREDD). «Cette stratégie analyse les différents secteurs économiques émetteurs de GES et propose des alternatives respectant le climat», a-t-elle ajouté. Concernant les secteurs «polluants» comme l’industrie, le transport ou le bâtiment, plusieurs scénarios potentiels de réduction et des objectifs à atteindre ont été présentés afin de confirmer l’engagement du Maroc dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de Paris. «En matière d’atténuation, le Maroc s’est engagé à réduire ses émissions de GES de 42 % par rapport aux émissions projetées à l’horizon 2030 selon un scénario “cours normal des affaires”», précise Abdelfattah Sahibi, coordonateur national de la 3e communication nationale sur les changements climatiques. «Cet engagement ne peut être poursuivi sans accéder à de nouvelles sources de financement et à un appui additionnel par rapport à celui mobilisé au cours des dernières années», a-t-il ajouté. C’est ainsi que des objectifs chiffrés de résilience avec leur coût de mise en œuvre ont été indiqués pour les secteurs les plus vulnérables  (agriculture, eau, forêt, pêche) ayant élaboré des stratégies d’adaptation. Pour rappel, pour l’élaboration de sa contribution, le Maroc a mené un large processus de concertation avec toutes les parties concernées avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Coopération allemande. Ce processus a permis de passer en revue les politiques et les programmes mis en place par le Maroc pour lutter contre le réchauffement climatique. Et de même définir le niveau d’ambition que le pays souhaite adopter dans le cadre de sa contribution.

Absence d’informations

PARMI les difficultés rencontrées lors de l’étude pour l’élaboration d’une stratégie de développement à faibles émissions de GES ou sobre en carbone (LEDS Maroc), le manque d’information pour trouver des programmes de financement adaptés. Et aussi, une carence de sensibilisation/formation. En fait, l’efficacité énergétique est perçue comme un enjeu économique et environnemental clé tant par les équipementiers que par les industriels exploitants et se traduit par des actions concrètes. Toutefois, cette sensibilisation est encore très marginale dans le tissu industriel marocain, nous indique-t-on. L’information, voire la formation, sont donc des axes prioritaires pour dynamiser l’efficacité énergétique (EE) et les énergies renouvelables (ER) et ouvrir les marchés qui en découlent.

 

 

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