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Société

«Les femmes sont des moteurs de développement»

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4861 Le 22/09/2016 | Partager
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Delphine Borione, secrétaire générale adjointe pour les Affaires sociales et civiles de l’Union pour la Méditerranée (UpM), a participé au dernier dialogue régional autour de l’autonomisation des femmes qui s’est tenu à Skhirat (Ph. Bziouat)

Dans le cadre du dernier dialogue régional coprésidé par le Maroc et la Fondation Anna Lindh, l’Union pour la Méditerranée s’est intéressée au changement des stéréotypes par l’éducation et la culture. La rencontre s’est tenue mardi 20 septembre à Skhirat. Delphine Borione, secrétaire générale adjointe pour les Affaires sociales et civiles de l’UpM, commente les projets et les programmes initiés par l’organisation. «Entretien»

- L’Economiste: Avez-vous prévu des programmes d’accompagnement et d’autonomisation ciblant particulièrement la femme? Quelle est l’échéancier d’exécution?
- Delphine Borione:
L’Union pour la Méditerranée a identifié la question du renforcement du rôle des femmes comme étant une des priorités pour la région. Nous avons mis en place un dialogue régional qui réunit à la fois les gouvernements mais également les organisations et les acteurs internationaux de la société civile pour réfléchir ensemble sur le bilan des engagements, les contraintes et proposer des recommandations. Nous sommes en train de préparer un rapport qui analyse la mise en œuvre des sujets que nous avons identifiés. Parmi ces thèmes: la question de la lutte contre la violence, le changement des stéréotypes par l’éducation et les médias, la participation des femmes dans la vie économique et l’accès au leadership et la prise de décision. Une nouvelle réunion de notre dialogue régional est prévue le 10 octobre, elle précédera la conférence de l’UpM sur le renforcement du rôle des femmes dans la société.

- Il y a un recul, voire une chute, du taux d’activité au Maroc et dans les pays du Maghreb. Cela rend votre mission encore plus complexe.
- Ce taux est assez bas en effet. Je pense d’une part que c’est lier à la crise économique. Il y a aussi beaucoup de travail informel. Nous travaillons là-dessus avec des projets concrets notamment le projet sur l’entrepreneuriat féminin qui accompagne des jeunes femmes qui ont des projets d’entreprises. Nous faisons aussi de la formation professionnelle.

- Comment peut-on changer les stéréotypes à travers l’éducation et la culture, deux maillons faibles au Maroc?
- La mesure de base est l’éducation pour tous, et en particulier celle des filles sans oublier les zones isolées et les zones rurales. Il y a des programmes de curricula scolaire qui sont aussi mis en place. Ce projet est aussi développé au Maroc, assurant d’intégrer l’égalité garçon-fille, la prévention de la violence ainsi que la question de la citoyenneté. Ce projet est en phase pilote. Tous ces éléments sont en phase progressive. Il faut mettre en place une accumulation d’actions.
- Il y a beaucoup de dialogue au sein de l’UpM. Que pourriez-vous dire à ceux qui pensent que cette organisation est une coquille vide?
- Tout d’abord le dialogue est nécessaire, il crée des liens et des ponts entre les personnes et les pays. Tout cela n’est pas pour discuter dans le vide, mais pour préparer des initiatives et des engagements concrets. Nous avons 45 projets concrets labélisés UpM qui ont une valeur globale de 5 milliards d’euros. Il y a des projets d’infrastructures, des projets de développement socioéconomique également. Ces projets concernent notamment l’Université euro-méditerranéenne de Fès, le projet de développement intégré de la région de Bizerte, des projets de formation professionnelle de jeunes filles défavorisées…
Propos recueillis par
Aïda BOUAZZA

 

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