Enquête

Années de plomb
Sur les traces des anciennes geôles secrètes

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
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Le précieux fonds documentaire de l’Instance équité et réconciliation (IER) et du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) nous a beaucoup aidés dans ce travail. Exemple: le beau livre sur «L’enfermement, le partage: Lieux de mémoires». Publié par le CNDH en 2015 et financé par l’UE via le programme IER 2 pour l’histoire, la mémoire et les archives. Trois historiens, Mustapha Bouaziz, Mohamed Hitmi et Tayeb Biad, ont écrit les textes de l'ouvrage du CNDH. Nous avons élaboré la carte des 5 fosses communes muées en cimetières officiels et des 8 prisons secrètes identifiées à septembre 2016. C’est l’un des grands apports de cette enquête. Pour L’Economiste, cette carte est une sorte d’hommage aux victimes et à tous ceux qui ont œuvré pour la réhabilitation des êtres, de l’histoire et des lieux. Juste après les événements de juin 1981, les victimes de graves violations des droits humains ont été péjorativement qualifiées de «Chouhada d’El koumira» par Driss Basri, le puissant ministre de l’Intérieur. Traduisez. Les martyrs de la baguette. L’histoire leur rend justice. «Au sein de la mémoire collective, elle-même, il y a concurrence des mémoires. C’est dans ce contexte que le Roi créa l’IER et lui confia la tâche délicate de préparer un rapport sur les transgressions des droits humains durant les années de plomb», écrit l’historien Mustapha Bouaziz.

Le devoir de mémoire est un travail permanent et indispensable. Chaque génération lègue un héritage, un témoignage et une histoire.

 

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