Economie

BEI/Climat Le Maroc, un des plus grands bénéficiaires

Par Amine ATER | Edition N°:4854 Le 09/09/2016 | Partager

 Bien que relevant des Etats membres de l’UE, la BEI accompagne différents pays notamment le Maroc, dans la réduction de leurs émissions de carbone. L’organisme s’est également fixé comme objectif de consacrer 35% de son financement à la lutte contre le changement climatique. Roman Escolano, vice-président de la BEI explique à L’Economiste, sa vision de l’adaptation aux effets climatiques.  

roman_escolano_054.jpg

«Réduire l’activité de notre banque à l’Europe des 28 serait insuffisant», soutient Roman Escolano, vice-président de la Banque européenne de développement (Ph. Bziouat)

- L’Economiste: Comment avez-vous réalisé la réorientation vers l’adaptation aux changements climatiques ?
- Roman Escolano:
La banque a adopté une stratégie de changement climatique il y a exactement  un an, en septembre 2015, lors de la préparation de la COP21. Notre engagement par rapport aux changements climatiques, n’est pas nouveau. La Banque européenne d’investissement a été la première à émettre des Green Points spécifiques au financement des efforts environnementaux. Les actions en matière de financement climatique ont abouti à un chiffre autour de 100 milliards d’euros, ce qui fait de nous le plus grand financeur multilatéral international de l’action climatique. La nouveauté réside dans l’engagement encore plus fort dans un cadre stratégique qui a un volet horizontal. En clair, toutes nos politiques et projets ont maintenant une analyse spécifique des effets climatiques. Parallèlement, nous comptons aussi intégrer cette thématique à hauteur de 35% dans toutes nos politiques d’investissement, spécifiquement dans notre activité hors de l’Union Européenne. L’année dernière, nous avons atteint 31% au niveau du pourtour méditerranéen. Nous sommes dans la voie pour atteindre les 35%, sachant que l’activité est très intense, particulièrement au Maroc.  

- Quels sont les chantiers à venir en termes d’adaptation climatique?
- Actuellement nous sommes en train de travailler sur plusieurs domaines, notamment dans le cadre du solaire et de l’éolien avec des projets en cours d’étude qui doivent aboutir l’année prochaine. Nous sommes également présents dans les projets de transport public. N’oublions pas que ce n’est pas seulement le renouvelable qui constitue l’action climatique, c’est également toute une série d’activités. Sur ce segment, nous avons participé à des projets comme le développement du tramway à Casablanca. Nous sommes en train de réaliser des études et des évaluations non seulement à Casablanca où les projets sont en cours, mais aussi à Rabat et Salé. C’est un travail intense et je suis optimiste pour ce qui est de l’aboutissement de ces projets en 2017.

- Quelles sont vos ambitions pour la COP22 en tant  qu’organisme financier?
- Nous avons créé une stratégie ambitieuse et mis la barre très haut pour notre banque, qui est déjà le premier financeur climatique dans le monde. Maintenant c’est le moment de concrétiser nos projets. Je pense que ce que nous allons être en mesure de communiquer à Marrakech que ce soit pour les projets déjà financés ou ceux dans le pipeline, sera une réponse très ambitieuse. Au niveau du marché financier, notre émission de Green Points reste exemplaire. Ce qui veut dire que toute la palette des instruments que nous allons présenter vont mettre notre banque en position de leadership mondial.       
Propos recueillis par Amine ATER   

              
 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc