Société

Le premier bébé crocodile marocain est né

Par Hannibal WATCHI | Edition N°:4833 Le 11/08/2016 | Partager
Mission réussie pour le parc à crocodiles d’Agadir
Un projet de recherche de plus d’une année
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La naissance du «petit Driss» permet de donner à Crocoparc un statut plus prometteur que celui de simple lieu d’attraction. Au-delà de sa mission pédagogique qui est de mieux connaître les crocodiles pour mieux les protéger, la volonté de l’équipe est avant tout de mettre la recherche en biologie et en génétique en avant (Ph. Crocoparc d’Agadir)

Un nouvel arrivant entre en scène au Crocoparc d’Agadir! Et cela, pour le plaisir des enfants et des parents. Mais pas seulement… Lundi 8 août à 8h15, un petit être au corps scintillant fait son apparition. A peine la tête sortie de l’œuf dans lequel il a séjourné durant plus d’une centaine de jours, le petit prédateur est accueilli comme une star, déjà sous les feux des projecteurs. Il sera alors drôlement prénommé Driss Aghouchaf («crocodile» en berbère) et deviendra la mascotte du parc qui l’a fait naître. Et sa naissance et riche en symbole.
Tout d’abord, celui d’un pari réussi pour l’équipe de scientifiques qui travaille sur le projet depuis près d’un an. Animaux rares aux écailles prisées par tous, les crocodiles ont vu leur population décroître jusqu’à disparaître entièrement du territoire marocain au cours du XXIe siècle, dû à une chasse intensive et à la destruction de leur habitat. Un laboratoire et une nurserie, récemment inaugurés, ont alors été pensés par le parc pour redonner vie à cette passionnante famille des crocodiliens, descendants lointain des plus anciens reptiles connus à ce jour que sont les dinosaures. Cet effort, s’il est poursuivi par d’autres organismes, permettrait au Maroc de s’inscrire parmi les pays sensibilisés à la question de la protection du patrimoine animalier, à la biodiversité et à la conservation des crocodiles et de leur environnement.
Ensuite, la naissance de Driss permet de donner à Crocoparc un statut plus prometteur que celui de simple parc d’attraction. Au-delà de sa mission pédagogique qui est de mieux connaître les crocodiles pour mieux les protéger, la volonté de l’équipe est avant tout de mettre la recherche en biologie et en génétique en avant. Et ainsi, avoir une meilleure compréhension historique de l’évolution de l’espèce à travers les âges. Pour cela, le parc rend l’accès libre aux visiteurs dans l’enceinte de son laboratoire et de sa nurserie, qui se veulent être des lieux d’apprentissage et d’étude pour le grand public, les étudiants mais aussi les chercheurs, nationaux et internationaux.
Pour rappel, Crocoparc, où s’épanouissent 300 crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus)  directement importés de Djerba, est le premier parc du genre au Maroc.
Les petits frères et sœurs de la famille Aghouchaf sont sortis de leurs œufs pour rejoindre leur ainé peu de temps après. Leurs éclosions ont pu être observées par les chanceux visiteurs qui se trouvaient près de la nurserie lors de ces heureux évènements. Leurs évolutions pourront être observées au parc par les passionnés.

 

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