Enquête

Birou: «Notre objectif est d’optimiser les conditions d’accueil»

Par Jaouad MDIDECH | Edition N°:4829 Le 05/08/2016 | Partager
Deux commissions à pied d’œuvre pour assurer fluidité et sécurité
Mobiliser les MRE travaillant dans les médias pour instituer une sorte de diplomatie parallèle
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Anis Birou, ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration (Ph. Bziouat)

- L’Economiste: De nombreux MRE se plaignent de cafouillage devant les guichets de la police des frontières pendant la traversée entre Algésiras et TangerMed. D’où beaucoup de retard…
- Anis Birou: Franchement je n’ai aucune connaissance de ce cafouillage et vous avez raison de l’évoquer pour que nous prenions les dispositions pour éviter ce genre de mauvaises surprises pendant les traversées. Ce que je peux vous dire est que deux commissions ont été installées et sont à pied d’œuvre pour un meilleur accueil de nos MRE. Une commission entièrement marocaine composée de plusieurs intervenants en ce domaine, dont notre ministère et ceux du Transport et de l’Intérieur; et une autre commission mixte entre le Maroc et l’Espagne. L’objectif est d’optimiser les conditions d’accueil, d’appui et d’accompagnement des MRE durant l’opération Marhaba de cette année. Le travail de ces commissions est axé sur deux objectifs essentiels: assurer la fluidité et la sécurité. Il n’est certes pas toujours facile de concilier les deux, mais nous essayons de faire ce que nous pouvons. Ce dont je peux vous assurer aussi est que cette année, 27 navires sont mis à la disposition de nos MRE et une capacité d’accueil de plus de 60.000 passagers par jour, pour faciliter la fluidité dans l’opération de transit, soit une augmentation en termes de places de l’ordre de 12%.
- Ne croyez-vous pas qu’il y a trop d’intervenants dédiés aux MRE, d’où peut-être ce cafouillage?
-S’il y a plusieurs intervenants, c’est qu’il y a un intérêt particulier pour nos Marocains de l’étranger, pour améliorer leur situation et défendre leurs droits. Il y a un effort pour coordonner le travail des trois intervenants, le ministère chargé de la Communauté marocaine de l’étranger, le CCME et la Fondation Hassan II pour les MRE. Chaque année, il y a plus d’entrées, et il est normal qu’il y ait plusieurs organismes dédiés à cette catégorie de population. Au 17 juillet 2016, nous avons enregistré 966.894 entrées, soit une augmentation de 6,12% par rapport à la même période de 2015.
- Une augmentation aussi des transferts en devises?
- Tout à fait. A fin juin 2016, 29,1 milliards de dirhams ont été transférés contre 28,1 milliards à la même période de 2015, soit + 4%.

- Le 17 juillet dernier, vous avez invité une cinquantaine de journalistes MRE pour promouvoir l’image du Maroc à l’étranger, y a-t-il des correctifs à faire en la matière?
- Ce Forum vient dans la foulée de celui organisé fin mai dernier sur le thème de «vivre ensemble dans une atmosphère de radicalisme et d’islamophobie» qui voulait apporter des réponses au climat anxiogène que vivent nombre de pays européens. Le Forum dédié aux journalistes voulait mobiliser les MRE travaillant dans les médias pour instituer une sorte de diplomatie parallèle.  Nous avons pour cet objectif constitué un réseau de journalistes pour remédier à la carence en information et en mobilisation.
Propos recueillis par
Jaouad MDIDECH

 

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