Brèves

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Par L'Economiste | Edition N°:4823 Le 28/07/2016 | Partager

Chine: De la propagande à la censure
Quelque 47% des Chinois utilisent Internet, pour une moyenne mondiale de 41% d’utilisateurs. Pour comparaison, 57% des Marocains s’en servent, mais seulement 18% des Algériens (chiffres Banque mondiale). La montée en puissance de l’Internet en Chine est rapide, mais elle n’a commencé qu’en 2007, soit quatre ans après l’explosion marocaine.  A plusieurs reprises, y compris lors des Jeux olympiques, Pékin a censuré les sites d’information ou de partage. Une nouvelle série de censures vient de se produire visant les journaux en ligne. Une nouvelle réglementation vient tout juste «d’interdire la publication d’informations non officielles» ou obtenues de «manière indépendante». Hasard facétieux ou vrai message politique, c’est le chef de la propagande de Shanghai, Xu Lin, qui a été nommé à la tête du département de la Cybersécurité. C’est son département qui a promulgué la nouvelle règlementation, basée sur le principe que les informations doivent être préalablement validées par une entité publique. Les sites fermés, croient savoir des sources britanniques, sont des journaux en ligne ayant montré des images d’inondations et de glissements de terrain dans la province Hebei, au lieu de montrer les soldats en train de soigner les gens.

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Turquie: Edogan en soleil
Les trois partis d’opposition ont choisi de se ranger sous le coup d’Etat civil du président Erdogan - au centre -. La photo atteste des rapports de force entre eux (Ph. Présidence turque pour AFP). Le soleil entouré d’étoiles, reproduit sur l’un des drapeaux, est d’apparition récente. Opportunément, le photographe de la présidence a fait en sorte que ce nouvel attribut soit juste au-dessus de la tête d’Erdogan. Les opposants ont obtenu l’autorisation d’organiser une manifestation sur la célèbre place Taksim d’Istanbul. Ils ont réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, dit l’AFP. Elles se sont rassemblées pour «défendre la démocratie». C’est le même mot d’ordre qu’utilisent les partisans d’Erdogan. Si l’on suit ce que racontent des Turcs, la similitude cache des intentions inverses. Les opposants voulaient viser le coup d’Etat civil d’Erdogan autant que le coup d’Etat militaire de l’armée. Mais ils ne pouvaient pas le dire ouvertement.  Impossible de trier le vrai du faux ou de l’exagéré dans un pays où l’information indépendante a disparu.

 

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