Edition électronique du 8/2/2010
Accueil Votre publicité Abonnement Rendez-vous Contact Plan du site L'économiste
Articles du jour  
 Economie  
 
A La Une
Editorial
Affaires
Economie
Politique
International
De bonnes sources
Dossiers
Société
Culture
 
   
   Code de la route
Un guideline pour comprendre les enjeux
   Code de la route
Un guideline pour comprendre les enjeux
   Code de la route
Pas de quartier pour les ivrognes
   Urbanisme: Les dérogations mises à l’index
   Emploi: Offensive contre les abus au travail
   Foot: Réforme ou réformette?
   «Il faut s’attaquer à la qualification des jeunes»
Entretien avec Moncef Belkhayat, ministre de la Jeunesse et des Sports
   Marrakech se mobilise pour Haïti
   Rabat/investissements
Les services et le BTP toujours en tête
   Fès/textile: L’Anpme coache les entreprises
   Agadir: Création du premier Samu social
   Tanger/textile: Les donneurs d’ordre maintiennent leur confiance
   Sommes-nous dans une «fiction énergétique»?
Par Omar Elfetouaki
   
Les dépêches mises à jour régulièrement
 
Vos offres d'emploi
 
Consultez les archives stockées depuis 1991
 
Finance
Bourse de Casa
Les OPCVM
Marché des taux
Marché des devises
 
Participez aux forums de L'Economiste
 
La circulaire des impôts 2010
 

Envoyer à un amiImprimer cet article   Code de la route

Un guideline pour comprendre les enjeux
Code de la route

Un guideline pour comprendre les enjeux
 
· Exigez le récépissé sur place!

· Alcootests, radars fixes et mobiles, permis à points, montants des amendes… les nouveautés du texte


· Une campagne de communication démarre le 18 février



Nouvelle paralysie pour l’économie nationale et grande galère des usagers du transport? En tout cas, la grève annoncée pour aujourd’hui suscite une forte mobilisation. Dès ce matin, les usagers devront prendre leurs dispositions.
Encore une fois les projecteurs sont braqués sur le nouveau code de la route.
Permis à points, conduite en état d’ivresse, amendes...
Tour d’horizon des mesures-phares contenues dans le nouveau projet

· Permis à points

A l’instar de nombreux pays industrialisés, le permis sera crédité de 20 points pendant une période probatoire de deux ans et de 30 points une fois confirmé.
En cas d’infraction, ce n’est pas l’agent d’autorité qui débite le compte du titulaire, mais bien l’administration en charge du transport. Pour ce faire, les services concernés se baseront sur une décision judiciaire et un document attestant le règlement à l’amiable de l’infraction par le paiement du montant de l’amende.
A en croire la tutelle, le nouveau permis de conduire «se veut assez souple». L’administration crédite le solde du permis de 4 points si le conducteur suit une formation dans un centre agréé ou s’il ne commet pas d’infraction sanctionnée par le retrait de points pendant une année. Si l’automobiliste dispose d’un solde de moins de 8 points et ne commet pas de faute, son solde est augmenté à 12 points. Mais s’il respecte les dispositions du code de la route pendant 3 années, le conducteur récupère la totalité de ses 30 points. Par ailleurs, il convient de signaler que le système de permis à points sera mis en œuvre par l’administration sur la base des données en sa possession.

· Montant des amendes

Parmi les mesures qui ont suscité l’ire des syndicats, figurent les amendes transactionnelles et forfaitaires (ATF). Comme nous l’avions annoncé dans L’Economiste bien avant l’adoption du code de la route par les conseillers, le montant des ATF sera fonction de la gravité des infractions, classées en 3 catégories: 300, 500 et 700 DH. L’administration, qui doit faire face à plus de 1,5 million de PV par an, a prévu plusieurs modes de paiement. Et si le conducteur ne dispose pas du montant exigé et que l’infraction est liée à son comportement, il se verra retirer son permis de conduire. Mais si la contravention est en rapport avec le véhicule ou son contenu, c’est plutôt la carte grise qui sera retirée. Dans les deux cas, un récépissé est systématiquement délivré sur place.
A charge pour le conducteur de payer l’amende dans un délai de 15 jours. Par ailleurs, si, par exemple, vous habitez Casablanca et que votre permis vous a été retiré à Tanger, vous pouvez le récupérer dans votre ville de résidence à condition de vous acquitter de l’amende dans les délais impartis. Sauf que le verbalisateur peut conserver le permis si l’infraction est liée au comportement du conducteur. Toutefois, ce dernier pourra désormais contester l’infraction.

· Contrôle routier

Autre grief des professionnels du transport contre le nouveau code, les risques de corruption des agents du contrôle routier. Ainsi, le ministère mise sur «la traçabilité des opérations de contrôle et la technologie pour réduire l’intervention humaine». Il s’agit des radars fixes pour le contrôle de la vitesse ou le franchissement de feux rouges. A ce titre, il faut savoir que 155 radars fixes sont déjà opérationnels. A terme, 1.000 autres radars fixes devront être installés en milieu urbain et en rase campagne. Par ailleurs, malgré la farouche opposition du PJD, les alcootests seront bel et bien introduits (voir article en page 4). Dans le secteur du transport de marchandises également, le code prévoit l’installation de stations fixes de pesage automatique. Les camionneurs habitués à surcharger leurs véhicules devront désormais y réfléchir à deux fois pour ne pas se voir verbaliser.
Par ailleurs, le ministère de l’Equipement et du Transport prévoit une première action de communication autour du code à l’occasion de la Journée nationale de la prévention routière, le 18 février. Cette campagne s’étalera jusqu’au 1er octobre 2010, voire au-delà. Plus encore, avant l’entrée en vigueur du code, plusieurs textes devront être amendés et les textes d’application, promulgués.

Hassan EL ARIF
 
Envoyer à un amiImprimer cet article   Code de la route

Un guideline pour comprendre les enjeux

© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia

 
Haut de page