Edition électronique du 9/2/2010
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De l'audace!
 
Les négociations de New York sur le Sahara pourraient se dérouler dans un climat favorable au Maroc. En effet, plusieurs éléments militent en sa faveur.
D’abord, le Maroc tient le territoire, il le contrôle parfaitement et une partie importante de la population sahraouie revendique sa marocanité. Il s’agit probablement de la majorité de la population.
Le Royaume arrive avec une proposition concrète. L’autonomie, si elle est bien utilisée, est susceptible de changer la donne. Elle peut, en effet, créer la division au sein du Polisario lui-même.
Certes, l’Algérie peut encore longtemps soutenir le Polisario, mais, élément non négligeable, elle ne lui accorde plus que la survie. Il est loin le temps où les séparatistes recevaient matériels et appuis nécessaires pour être vraiment offensifs.
Si l’on ajoute à cela qu’à l’échelle internationale, les craintes se développent de voir la zone du Sahel devenir une zone non contrôlée, on comprendra alors que les grandes puissances ne sont pas indifférentes au pourrissement de la situation. Sur ce plan, seul le Maroc offre des garanties sérieuses de sécurité.
L’époque de l’euphorie séparatiste est ainsi révolue.
Il appartient donc aux négociateurs marocains de savoir mettre en valeur et capitaliser sur les changements stratégiques intervenus au cours de ces dernières années.
Il faut regretter que le président du Corcas, présent dans la délégation, n’ait pas été suffisamment mis en avant. Rabat aurait dû exiger qu’il soit le principal négociateur, accompagné d’autres Sahraouis marocains.
Dans cette affaire, il faut renoncer aux demi-mesures, aux demi-audaces et aux attitudes timorées. Une délégation composée de Khalli Hanna Ould Rachid, Hadrami et d’autres noms du même gabarit aura fait à elle seule l’événement! Sur le plan du droit, le Maroc était libre de composer sa délégation comme il l’entendait.

Abdelmounaïm DILAMI
 
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