Edition électronique du 9/2/2010
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Sahara
 
Encore un rapport défavorable sur le Sahara marocain. Il vient cette fois du Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme, et critique la gestion des droits de l’homme.
Pourtant, il n’y a pas de doute: dans la région, le Maroc est l’Etat le plus démocratique, celui qui s’efforce le plus de respecter les droits de l’homme. Cela ne suffit pas: on lui demande encore plus.
Dans ce domaine, il y a un vrai paradoxe: c’est quand la situation s’améliore que les problèmes deviennent les plus apparents. En se démocratisant, la société devient plus transparente, alors les manquements y sont révélés et dénoncés avec plus de vigueur. Ce qui est fort bien pour les personnes. Mais le Polisario et l’Algérie jouent là sur du velours. Ils font en sorte que les autorités marocaines se trouvent en porte-à-faux par rapport à leurs propres principes.
Il faut pourtant sortir de ce paradoxe! Le seul moyen d’en sortir est d’accélérer le processus d’autonomie du Sahara.
La création du CORCAS a déjà bien contribué à améliorer la position diplomatique du Maroc. Mais il ne faut pas s’arrêter au milieu du chemin. Il faut continuer vers une autonomie réelle et démocratique. Il n’y a rien à craindre: jamais les Saharaouis vivant dans les territoires du Sud n’accepteront de devenir algériens; la différence est trop importante entre le Maroc et l’Algérie dans les standards de vie, les libertés… C’est le meilleur moyen d’inverser le bras de fer que le Maroc a avec l’Algérie.
Ainsi le Royaume pourra-t-il mettre un terme à cette situation absurde où c’est lui qui prend les coups alors qu’il n’arrête pas d’investir et de s’investir dans la région, alors qu’il est plus démocratique et plus respectueux des droits de l’homme que son voisin…
Une autorité autonome et démocratiquement élue au Sahara marocain est à même d’inverser définitivement le rapport de force dans la région.

Abdelmounaïm DILAMI
 
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