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L’installation des lignes aériennes démarre en novembre
Développement: Le PNUD veut revoir les modèles
 
· Rendre plus efficaces les institutions

· Les experts mondiaux réunis à Marrakech



C’EST une année décisive pour le développement. C’est aussi la date fixée pour le sommet de New York pour le bilan des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). A 5 ans de 2015, échéance que la communauté internationale s’est fixée pour les atteindre, la conférence internationale du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) qui a démarré le 17 mars à Marrakech devra présenter les travaux les plus récents de chercheurs et praticiens du développement humain, venus de par le monde. Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette conférence est organisée conjointement par l’organisation onusienne et le gouvernement marocain avec l’appui du ministère des Affaires étrangères et européennes de la République Française.
Parce que la question d’architecture des démocraties à tous les niveaux et celle du potentiel humain conditionnent en grande partie la réalisation des Objectifs du Millénaire, la conférence du PNUD est placée sous le thème: «Capacity is Development» (la capacité, c’est le développement).
Renforcer les capacités des partenaires nationaux du PNUD à gérer de manière efficace leur propre développement est au cœur des débats. Cela consiste à doter les différentes institutions d’outils notamment financiers leur permettant de tracer les grandes lignes qu’ils entendent suivre. Favoriser ainsi l’établissement de cadres institutionnels généraux, de façon à ce qu’ils soient propices aux changements de la société, entre dans le cadre de toute une stratégie mise sous la loupe par les participants experts. Cela consiste aussi à renforcer les aptitudes des pays en voie de développement à traiter des problèmes régionaux et mondiaux pour justement leur permettre de parer à des menaces.
Le PNUD contribue au renforcement des capacités nationales par l’entremise de trois pratiques très reliées: gouvernance démocratique, réduction de la pauvreté, prévention des crises, énergie et environnement, et lutte contre le VIH/sida. Tous les travaux de renforcement de capacités peuvent puiser dans les réseaux mondiaux de développement.
Le Maroc, en dépit de son 125e rang au niveau mondial en termes de développement (classement IDE), ses plans nationaux et ses institutions ont prouvé leur efficacité, indique Alia Eldalli, représentante du PNUD au Maroc. «Ce classement demeure un chiffre qu’il faut d’ailleurs reconsidérer d’après de nouveaux indices», confie t-elle. Et de poursuivre que lors du 20e anniversaire du PNUD, en septembre prochain à New York, l’indice de développement ne devra plus reposer sur les fameux trois éléments: l’éducation, la santé et le taux de revenus de la population.
Pour Mohamed Ouzzine, secrétaire d’Etat auprès du ministère des Affaires étrangères, le constat est simple: tout développement est basé sur trois fondements, ceux du renforcement des capacités humaines et institutionnels, la bonne gouvernance des affaires publiques et les réformes économiques appropriées. Certes, selon lui, «le premier élément demeure sans conteste la condition du succès pour les deux autres domaines».
Autre sujet préoccupant dans le développement, le changement climatique. Pour le PNUD, nombre de problèmes environnementaux auxquels le monde fait face aujourd’hui, depuis les changements climatiques jusqu’à l’épuisement de l’ozone, sont de nature mondiale. D’après les experts, l’inefficacité et l’inégalité de la gestion des ressources naturelles sont autant d’obstacles à la transformation des communautés du monde en développement. Quand les ressources naturelles s’épuisent, et quand la pollution menace le bien-être de la population, c’est généralement les pauvres qui sont les plus vulnérables et les plus durement touchés.


Processus de transformation


LE PNUD, fort de l’expérience de sa propre réforme, peut offrir des modèles utiles de développement.
Au cours des dix dernières années, il a entrepris un processus de transformation radicale qui a abouti à des gains largement reconnus en matière de cohérence institutionnelle et à une croissance sans précédent de l’envergure de ses activités. Il a notablement accru son aptitude à fournir des résultats par ses interventions de développement. En revanche, bon nombre d’intervenants jugent nécessaire de tirer des leçons des erreurs commises, en vue d’identifier les besoins changeants et différents de chaque région du monde.

Hafsa BENMCHICH

 
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