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Contrat-programme logistique

Les 5 axes de la feuille de route
 
· Plateformes, émergence de champions logistiques, formation, gouvernance

· Relocalisation des zones de stockage


Le contrat-programme logistique s’appuie sur une étude du cabinet McKinsey, qui avait placé le Maroc à la 94e place sur une liste de 150 pays. Le Maroc se classe ainsi loin derrière le Bahreïn (36e), le Soudan (64e), la Mauritanie (67e)… Le Maroc est ainsi pénalisé par le poids des coûts logistiques. Ces derniers représentent plus de 20% du PIB. L’objectif du contrat-programme est de ramener ce pourcentage à 15% à l’horizon 2015. Selon la même étude, le transport représente 60% des coûts globaux de la logistique. Le contrat-programme devrait se traduire par un impact direct de 15 à 20 milliards de DH (soit 0,5 à 0,7% du PIB par an). La feuille de route du secteur vise à définir un nouveau schéma pour la stratégie logistique nationale. Ainsi, la massification des flux et des plateformes permettra le décongestionnement des villes et des routes. L’enjeu est de sortir à terme toutes les zones de stockage et de logistique hors des villes. Le contrat-programme s’articule autour de cinq axes-clés. Il s’agit de développer et de mettre en œuvre un réseau national intégré de zones logistiques multiflux dans le Grand Casablanca (130 ha), Tanger (50 ha), Fès-Meknès (25 ha), Marrakech (25 ha) et Oujda-Nador (20 ha).
Ces plateformes seront dotées de connexions ferroviaires, routières et portuaires. Elles seront dédiées aux activités conteneurs, distribution et sous-traitance, céréales, matériaux de construction. L’agro-commercialisation sera également programmée puisque l’on parle de la création du Rungis du Maroc à Sidi Hejjaj, dans la région du Grand Casablanca. Ainsi, le marché de gros de fruits et légumes de Casablanca sera-t-il délocalisé à Sidi Hejjaj dans le cadre du contrat-programme logistique. Au total, 17 plateformes seront construites à l’échelle nationale et à l’horizon 2015. L’optimisation et la massification des flux de marchandises fait également partie des axes de la feuille de route. Le contrat-programme a également pour objectif la mise à niveau et l’incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés performants. Le développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique fait aussi partie des objectifs affichés par l’accord qui sera signé entre le gouvernement et le patronat. 50.000 personnes seront formées d’ici 2015.
La mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur sera confiée à l’Agence de développement de la logistique (AMDL). Cette structure sera chargée de la gouvernance et de la régulation du secteur.
Le Grand Casablanca comptera bientôt un véritable corridor logistique, avec six zones dédiées. Un couloir qui va de Zenata et remonte vers Nouaceur. Le couloir desservira les zones de Bouskoura, Mediouna, Sidi Hejjaj, Ouled Salah et Zenata. Pour l’heure, seule cette plateforme sera connectée au réseau routier, autoroutier et ferroviaire.


10 contrats d’application


Le contrat-programme logistique sera assorti de 10 contrats d’application. Des plans concernant le développement d’acteurs logistiques dans le Grand Casablanca, Tanger-Tétouan et d’autres régions, l’amélioration de la compétitivité des flux agricoles, des flux énergétiques, des flux de distribution interne. Les flux import-export, matériaux de construction et la formation seront également concernés par les contrats d’application dont la rédaction nécessitera pas moins de 12 mois. Le contrat d’application relatif à la mise à niveau des acteurs du transport routier de marchandises est le plus avancé.

Hassan EL ARIF

 
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