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| Rabat/Amwaj: Sama Dubai quitte le projet |
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· Négociations en cours avec les partenaires marocains
· La porte est ouverte pour les groupes locaux
C’est décidé. Le projet Amwaj sur la vallée de Bouregreg à Rabat sera, apparemment, réalisé sans le partenaire Sama Dubai. Après de longues tergiversations, qui ont duré plus d’une année, le groupe émirati a enfin jeté l’éponge en décidant de se retirer du projet. L’effet de la crise financière internationale et celui plus récent de Dubai Al Alamia y sont pour quelque chose. Ils ont, en effet, poussé Sama Dubai à revoir et hiérarchiser ses investissements à travers le monde. Pour le moment, il a été difficile de confirmer cette information à propos du retrait de groupe émirati auprès de ses partenaires marocains dans le projet, notamment l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Cependant, une source proche du dossier a indiqué à L’Economiste que «Sama Dubai va se retirer du projet. Des négociations sont en cours actuellement entre les deux parties pour définir les modalités de sortie du groupe émirati de la société Amwaj dans laquelle il détient 50% du capital». A noter que des actionnaires marocains détiennent le reste. Il s’agit de l’Agence de la vallée de Bouregreg (20%), du groupe CDG (20%) et de la Caisse marocaine des retraites (10%). Toujours selon notre source, le volet important de ces négociations concerne la fixation du montant d’indemnisation du groupe émirati sortant. «Une fois cette opération achevée, on passera à la recherche de repreneurs pour accompagner la réalisation de ce projet qui nécessite la mobilisation d’une enveloppe de plus de 20 milliards de DH», indique notre source. Pour cette dernière, le Maroc dispose aujourd’hui de grands groupes immobiliers bien structurés qui peuvent entrer dans le tour de table du capital de la société Amwaj. Il s’agit à titre d’exemple de la CGI, filiale de la CDG, Addoha ou encore Al Omrane. Le même constat est valable pour les établissements bancaires nationaux. Sur ce volet, et selon certaines informations, parmi les repreneurs potentiels figure également un groupe émirati. Le plus favori, selon notre source, est l’opérateur Al Maabar, un partenaire qui a fait montre d’un sérieux sans faille dans le chantier de Bab Al Bahr qui constitue la première séquence du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg. A rappeler que Yousef Al Nowais, manager directeur de l’opérateur émirati, s’est rendu dernièrement à Rabat pour réitérer devant la presse l’engagement de son groupe à poursuivre l’achèvement de l’ensemble des phases du projet de Bab Al Bahr. L’opération de commercialisation des produits immobiliers de ce projet sera lancée au cours de ce mois, selon les deux partenaires. Certaines rumeurs avaient également avancé que le groupe émirati Emaar allait abandonner le grand projet d’aménagement de la corniche de Rabat. Sur ce volet, on doit signaler qu’il vient d’obtenir les autorisations nécessaires pour entamer la première phase du projet baptisé Liva sur une superficie de 7 ha. Le projet porte sur la construction d’un ensemble de résidences et de locaux commerciaux. Le coût d’investissement avoisine les 600 millions de DH, selon la direction du groupe. A cela s’ajoutent 100 millions de DH pour réaliser les travaux de dédoublement de la route côtière sur 3 km dans une première phase. En principe, les travaux devraient commencer durant les premiers mois de 2010.
Nour Eddine EL AISSI
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