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Rabat/transport urbain

Affaire Stareo: La piste du sabotage prédomine
 
· L’enquête piétine toujours

· Chauffeurs et receveurs entendus par la police

 

L’enquête suit (encore) son cours pour déterminer les vraies causes de l’incendie qui a détruit la semaine dernière deux bus de la société Stareo, nouveau transporteur par bus au niveau de l’agglomération de Rabat-Salé et Témara. A rappeler que le premier incident, le plus dangereux, s’est produit dans une station d’arrêt de bus à Diour Jamaâ vers 17h. Le second se produira deux heures après non loin de Kamra. L’affaire est entre les mains de la police scientifique et  judiciaire qui, malheureusement, tarde encore à trouver une piste sérieuse pour déterminer l’origine et les auteurs des deux incidents. Dans ce cadre, les conducteurs et les receveurs des bus ont été entendus par la police. Le chauffeur du premier bus a affirmé que c’est «le manque d’une quantité suffisante de lubrifiant qui a entraîné un court-circuit au niveau du moteur» provoquant ainsi l’incendie. Mais la police n’est pas convaincue de cette thèse de la défaillance mécanique que seule une partie du personnel et certains syndicalistes voudraient voir corroborer.
La direction de Stareo s’en tient, pour sa part, toujours à «la piste du sabotage fomenté par une même partie». Elle avance comme argument que les deux bus ont été sabotés de la même manière. «Selon les premiers éléments de l’enquête, il d’agit bel et bien d’un acte de sabotage et la police approfondit actuellement ses investigations pour déterminer et appréhender les acteurs», indique un cadre de Stareo. Toujours dans le volet sabotage, on avance une autre version: un groupe de personnes aurait pulvérisé de l’essence et allumer le feu dans la partie arrière du bus avant de prendre la fuite une fois le véhicule à l’arrêt. «Une piste difficile à croire», selon un syndicaliste. «Comment peut-on commettre cet acte en présence des usagers?», s’interroge-t-il.
Notons par ailleurs que cet incident a dévoilé également que le parc hérité des anciens concessionnaires ne répond pas aux normes de sécurité et présente un danger pour les usagers. La majorité des bus sont fabriqués en matière  inflammable. «Le feu s’est propagé très vite et le bus a été complètement détruit en moins de 12 minutes», lâche un témoin oculaire. Avant d’ajouter que «heureusement il n’était pas en surcharge comme c’est toujours le cas depuis l’arrivée du nouvel opérateur, sinon on aurait eu à déplorer des victimes parmi les usagers». Sur ce volet, on apprend des services de la wilaya que les 300 bus qui seront importés de Chine seront dotés de sièges non inflammables.

Nour Eddine EL AISSI
 
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