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· 440 millions de DH alloués à la coopération entre 2006 et 2009
· L’eau reste le fil conducteur du partenariat
EN dehors de la zone historique d’influence belge, les pays d’Afrique centrale, le Maroc est un pays cible pour la coopération au développement belge. Aujourd’hui, le partenariat entre les deux pays s’articule essentiellement autour de la réduction de la pauvreté en milieu rural. Un engagement qui a nécessité un investissement de 40 millions d’euros (440 millions de DH) sur la période 2006-2009. Le Programme indicatif de coopération (PIC) cible principalement trois secteurs, le développement des infrastructures de base, et celui de l’agriculture et la sécurité alimentaire. Un autre axe touche au développement de l’enseignement et de la formation professionnelle. A noter que l’ensemble de ces programmes vise essentiellement les populations rurales des régions du Souss-Massa-Draâ et du Tafilalet en matière d’infrastructures de base et d’agriculture, ainsi que celles du Nord, sur les thématiques de la formation professionnelle et le microcrédit. D’après le plan stratégique de la coopération entre les deux pays, l’appui au secteur des infrastructures est censé contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement liquide. Il s’agit également de favoriser la gestion rationnelle des ressources hydriques, notamment dans le secteur agricole. L’eau est restée le fil conducteur de la coopération belge depuis plusieurs années. Un choix qui tient notamment à l’importante expertise des PME belges dans le domaine. Quelque 24,5 millions d’euros seront alloués pour le renforcement des infrastructures de base, soit plus de 61% du PIC. Quant au programme sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, il devrait permettre la mise en valeur des zones agricoles non irriguées, ainsi que les projets axés sur la petite et moyenne hydraulique. Un autre point consiste en la sauvegarde des oasis dans la région du Souss-Massa-Draâ, compte tenu de leur importance. Mais le principal motif de cette action concerne les difficultés liées à l’insuffisance de la valorisation et de l’optimisation de la gestion des ressources hydriques. D’un autre côté, la thématique de la formation professionnelle, qui concerne les populations rurales du nord du pays, bénéficiera d’un budget de 3 millions d’euros. L’objectif étant de répondre aux besoins en formation de milliers de jeunes ruraux déscolarisés prématurément. La réalisation de ce programme a nécessité la mise en place d’une formation par apprentissage, répondant aux exigences spécifiques du milieu rural. Par ailleurs, le partenariat vise également à encourager l’initiative en milieu rural, à travers l’octroi de crédit, particulièrement aux femmes porteuses de projets, car les organismes de crédit privilégient plus les initiatives venant du milieu urbain. L’accord de coopération au développement entre les deux pays est révisé tous les quatre ans. Le programme sur les quatre prochaines années sera signé dans les semaines qui viennent, selon une source au Service fédéral des affaires étrangères à Bruxelles.
Franck FAGNON
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