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Conjoncture

La création monétaire a encore reculé
 
· Elle s’est repliée à 6,1% en septembre

· Toutefois, léger mieux pour le crédit bancaire sur une base annuelle


La création monétaire poursuit indubitablement son ralentissement. Les dernières données, publiées par Bank Al-Maghrib (BAM) dans sa revue mensuelle de conjoncture, indiquent en effet une poursuite de la décélération de la croissance annuelle de la masse monétaire. Celle-ci est passée de 6,4% en août à 6,1% en septembre. Une évolution qui continue de refléter la modération de la progression de l’ensemble des composantes. En effet, le rythme de croissance annuel de la monnaie scripturale s’est situé à 6,5%, tandis que celui de la fiduciaire s’est arrêté à 7,2%. Toutefois, en variation mensuelle, ces encaisses ont pu connaître une certaine stabilité bien que se maintenant sur un léger trend baissier.
Parallèlement à la baisse des taux créditeurs, les dépôts à terme n’ont pas connu de variations significatives d’un mois à l’autre. Ils ressortent en décélération par rapport au niveau observé au titre du même mois de l’année précédente. Pour leur part, les placements à vue ont maintenu leur orientation soutenue à la hausse, persévérant sur la même tendance observée déjà depuis plusieurs années.
Au niveau des sources de création de la monnaie, les avoirs extérieurs nets se sont inscrits en baisse de 10% par rapport à leur niveau de septembre 2008, en liaison essentiellement avec le recul des recettes de voyages et des transferts MRE. Quant aux créances nettes sur l’Etat, elles ont vu leur rythme de progression annuel revenir à 15,1% après 26,1% le mois précédent. Un repli lié à l’amélioration de la position nette du Trésor auprès de BAM et au recul des souscriptions des banques en bons du Trésor.
Au cours du mois d’octobre 2009, les facteurs autonomes de liquidité n’ont, encore une fois, pas manqué d’exercer sur les trésoreries bancaires leur impact restrictif. Celui-ci a été estimé à 300 millions de DH en moyenne des fins de semaines. Il reste essentiellement attribuable à l’amélioration de la position nette du Trésor et, dans une moindre mesure, à la baisse des avoirs extérieurs nets de la banque centrale.
Concernant le crédit bancaire, il s’est accru de 1,4% d’un mois à l’autre après une contraction de 0,5% en août. En revanche, sa décélération en glissement annuel, observée depuis le milieu de l’année 2008, s’est poursuivie. Cette évolution reflète un effet de base lié à la forte expansion du crédit enregistrée en septembre dernier vu l’effet conjugué de la rentrée scolaire et de Ramadan durant cette période. Dans l’ensemble, le crédit inscrit une croissance modérée de l’ensemble de ses catégories, à l’exception des crédits à l’équipement qui continuent de progresser à un rythme annuel plutôt élevé, se situant à 26,5%.

Hassan EL ARIF & Mohamed MOUNADI
 
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