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Safi: Peu de PME engagées dans la qualité
 
· Malgré l’arsenal d’accompagnement mis en place

· L’OCP certifié plusieurs fois


«LA performance passe par la qualité». C’est sous ce thème que s’est tenu à l’Ecole nationale des sciences appliquées (ENSA) de Safi un forum de réflexion à l’occasion du lancement jeudi dernier de la 13e édition de la semaine nationale de la qualité. Pour les organisateurs de cette manifestation, il est clair que la mondialisation de l’économie impose un certain nombre de réactions nécessaires, voire salutaires, chez l’opérateur économique local. Cela dans le dessein de s’adapter aux normes internationales en vigueur avant de s’intégrer de plain-pied dans l’économie du marché planétaire.
Le premier intervenant était Adnane Taki, autour de la problématique «Impact des systèmes de management sur la performance des organismes». Travaillant pour le groupe allemand TUV (dont le siège est à Cologne, avec des filiales installées dans plus de 100 pays), et qui est présent au Maroc depuis le début des années 2000, Taki s’est attelé à expliciter pour les profanes plusieurs appellations de certification, comme les ISO 9001, ISO TS 16949 et EN 9100.
Très didactique, il a aussi présenté la méthode PDCA (Plan-Do-Check-Act). Pour lui, il est vital, dans le contexte économique actuel marqué par la mondialisation des échanges et l’évolution des exigences internes et externes, que les entreprises nationales améliorent la qualité de leurs produits et services en vue de renforcer leur compétitivité. Ainsi, dans le domaine de la gestion, la performance constitue le «résultat ultime» de l’ensemble des efforts d’une entreprise via le déploiement efficace et efficient des systèmes de management par la qualité.
Le deuxième intervenant fut le DG du Cabinet Méda Consulting à Casablanca, Abderrahman Remdaoui, sur le thème «Impact de la qualité sur les modes de commercialisation des produits alimentaires à l’échelle nationale». La qualité, pour Remdaoui, est aussi question d’environnement législatif, réglementaire et fiscal. A titre anecdotique, l’intervenant nous apprend que si l’on importe du concentré de tomates dans une conserve métallique, il n’y a pas de droits de douane. Mais si l’on importe la conserve métallique toute seule : 20% de TVA! Cette matinée de réflexion a également été l’occasion de suivre le témoignage de Ahmed Sadiq, Responsable Qualité, Sécurité, Environnement, au sein de l’OCP à Safi qui a abordé la question de «la certification et l’amélioration des performances internes dans l’entreprise». Certes, l’OCP peut se targuer et ce, depuis son installation à Safi en 1965, d’aller toujours vers l’excellence et la qualité. Actuellement, le site de Safi, avec ses 3.300 agents dont 140 ingénieurs et assimilés, possède plusieurs certifications de type ISO.
Quant au représentant du CRI Doukkala-Abda, Bouchaïb Erraziki, il a abordé l’expérience de son établissement qui vient d’être certifié ISO 9001 version 2008 (voir encadré). Lors du débat, l’assistance a soulevé l’épineux problème de la faible adhésion des PME locales et de la part léonine du tissu économique local dans cette quête de la performance et de la qualité, malgré l’important arsenal d’accompagnement étatique mis en place (Rawaj, Moussanada).


Le CRI certifié


C’EST le cabinet international «Bureau Veritas Certification» accrédité par Cofrac, qui a émis son avis définitif sur la conformité du système de management du CRI Doukkala-Abda aux standards internationaux. En effet, pour répondre aux exigences de la clientèle, le CRI Doukkala-Abda a adopté l’approche processus qualité lors du développement de la mise en œuvre et de l’amélioration de l’efficacité du système de management de la qualité.

De notre correspondant,
Saïd LAQABI

 
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