· Le montage financier avec la ville à l’étude
· Plus de 200.000 voyageurs par jour
Après l’analyse des documents d’organisation et de planification des déplacements, l’ONCF est arrivé à la conclusion qu’il faut dédier une infrastructure propre à la ligne RER (réseau express régional) pour assurer une capacité maximale. Le montage financier avec la ville n’est pas encore bouclé. Mais le coût estimé s’élève à 10 milliards de DH hors taxes. Il faudra attendre début 2010 pour avoir une meilleure visibilité. «Dans ce type de projet, si nous arrivons à rembourser le crédit concessionnel du matériel roulant, nous aurons réalisé un bon résultat. Comme pour les trains, il ne faut pas compter sur le prix du ticket pour amortir les infrastructures. Ces investissements sont à fonds perdus. Si nous pouvons faire face à l’achat du matériel roulant et équilibrer l’exploitation avec les recettes du trafic, nous aurons réalisé une bonne performance. Pour le moment, nous n’avons pas de modèle, nous attendons les tramways de Rabat et Casablanca pour tester la formule. Ailleurs, même l’exploitation est subventionnée», indique Mohamed Rabie Khlie, DG de l’ONCF. Il est à préciser que le RER sera long de 63 km, entre Mohammedia et l’aéroport Mohammed V avec une section souterraine entre Casa Port et Casa Sud, soit près de 10 km et comportant 8 sous-stations. Il compte relier Mohammedia et Casablanca, tout en desservant les futurs grands pôles d’urbanisation régionale comme la ville nouvelle de Zenata, Anfa et la zone urbaine de Nouaceur. Les quartiers denses de Casablanca comme Hay Mohammadi-Ain Sebaâ, centre-ville, Hay Hassani et quartier Ennassim seront également desservis. Le tout sera bouclé par une desserte cadencée de l’aéroport. L’ONCF prévoit quatre trains par heure dans le sens Mohammedia et l’aéroport et 4 trains entre Ain Sebaâ et Ennassim. Selon les prévisions, ce mode devra transporter plus de 200.000 voyageurs par jour.
M. C.
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