Edition électronique du 8/2/2010
Accueil Votre publicité Abonnement Rendez-vous Contact Plan du site L'économiste
Articles du jour  
 Economie  
 
A La Une
Editorial
Affaires
Economie
Politique
International
De bonnes sources
Dossiers
Société
Culture
 
   
   Code de la route
Un guideline pour comprendre les enjeux
   Code de la route
Un guideline pour comprendre les enjeux
   Code de la route
Pas de quartier pour les ivrognes
   Urbanisme: Les dérogations mises à l’index
   Emploi: Offensive contre les abus au travail
   Foot: Réforme ou réformette?
   «Il faut s’attaquer à la qualification des jeunes»
Entretien avec Moncef Belkhayat, ministre de la Jeunesse et des Sports
   Marrakech se mobilise pour Haïti
   Rabat/investissements
Les services et le BTP toujours en tête
   Fès/textile: L’Anpme coache les entreprises
   Agadir: Création du premier Samu social
   Tanger/textile: Les donneurs d’ordre maintiennent leur confiance
   Sommes-nous dans une «fiction énergétique»?
Par Omar Elfetouaki
   
Les dépêches mises à jour régulièrement
 
Vos offres d'emploi
 
Consultez les archives stockées depuis 1991
 
Finance
Bourse de Casa
Les OPCVM
Marché des taux
Marché des devises
 
Participez aux forums de L'Economiste
 
La circulaire des impôts 2010
 

Envoyer à un amiImprimer cet articleCode de la route

Un guideline pour comprendre les enjeux   Urbanisme: Les dérogations mises à l’index
Le Conseil de la concurrence prépare deux avis
 
· L’un sur le beurre, l’autre sur la plasturgie

· Des parlementaires pour le statut décisionnel


Visiblement, Ali Benamour, président du Conseil de la concurrence, a un penchant pour le marathon. Après Agadir, il vient de passer par Casablanca: la Chambre de commerce française, le patronat puis les étudiants…
Derrière sa course, une obsession: «Véhiculer une culture concurrentielle». Il faut dire que cela fait partie des compétences du conseil. Mais en toile de fond, c’est le débat sur son pouvoir réel qui émerge. L’instance a, d’ailleurs, envoyé au Premier ministre, Abbas El Fassi, des propositions d’amendements de la loi 06-99 relative à la liberté des prix et de la concurrence. Et où la consécration d’un «statut décisionnel» est clairement soulignée. A la clé, le droit d’auto-saisine, d’enquête et de sanction. Pour le moment, l’instance, composée de 12 membres, doit se contenter d’un «rôle consultatif». Quelle suite donner à ses propositions? Le conseil «travaille comme si le texte actuel est permanent et agit comme si le nouveau texte sera adopté demain». Voici le slogan de son président, de ses membres et de son équipe.
Le «plaidoyer» de Benamour, jeudi dernier au centre de recherche Links, devant les étudiants de la faculté de droit de Hassan II, lui a permis de renouer avec ses années de prof d’économie d’abord et d’introduire ensuite un débat capital, jusque-là loin des milieux académiques. Ce n’est pas pour rien que le professeur Mohammed Berrada, ex-ministre des Finances et président de Links, l’a présenté comme un «homme d’interdépendance».
Le Conseil de la concurrence a eu un destin en dents de scie: créé tardivement, enterré et puis ressuscité le 20 août 2008.
«A quoi bon faire des études sectorielles, si le conseil ne peut pas agir?», s’interroge Berrada. Il y en a sept: ciment, bois, crédit à la consommation, grande distribution, téléphonie mobile, huiles de table, industrie pharmaceutique.
En attendant, des entrevues avec les groupes parlementaires (PAM et RNI) sont programmées. Jeudi 5 novembre, les députés socialistes ont rencontré le président du conseil. Les parlementaires de l’USFP sont «favorables au statut décisionnel et plusieurs groupes en sont convaincus», confirme le député Khalid El Hariri. Le conseil temporise et parle de mission d’information: à l’instar des syndicats, «les parlementaires ont le droit de nous saisir…».
Une question lancinante. «Pourquoi tant de crainte à donner du pouvoir au Conseil de la concurrence?», demande la modératrice des débats et directrice des rédactions d’Eco-Médias, Nadia Salah à son président. La réponse émane plutôt du PDG de Royal Air Maroc, Driss Benhima: «La bagarre autour de la fixation des prix de l’électricité révèle cette crainte de transférer les attributions d’une administration à une instance indépendante». Feu Abdessadek Rabiah, ex-secrétaire général du gouvernement, qui «avait horreur du mot indépendance», défendait une idée idéologique forte: «L’Etat est souverain et il est donc porteur de l’intérêt collectif», témoigne Benhima. Espérons que les temps ont changé et les mentalités avec.


Signes


Après son avis sur les livres scolaires et le pilotage maritime, le Conseil de la concurrence planche sur la plasturgie et le beurre. L’un est demandé par l’Association marocaine de la plasturgie, l’autre par le gouvernement. L’on se demande d’ailleurs quel sort sera réservé par la Primature au rapport sur les livres scolaires? Seul le Premier ministre, et donc Abbas El Fassi, a le droit de le rendre public. Il paraît que «des noms de familles sont cités et révèlent par la même des pratiques anti-concurrentielles bien sûr…», rapporte une source. Au même moment, la mission d’information parlementaire révèle de scandaleux dérapages dans la fixation des prix et la vente de médicaments. Un secteur sur lequel porte justement une étude du Conseil de la concurrence… Coïncidence ou pas, tous les indices militent pour que le Maroc ait une vraie autorité de régulation.

Faiçal FAQUIHI

 
Envoyer à un amiImprimer cet articleCode de la route

Un guideline pour comprendre les enjeux   Urbanisme: Les dérogations mises à l’index

© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia

 
Haut de page