Edition électronique du 2/9/2010
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Casablanca/session de la ville

Un ordre du jour sans les vrais problèmes
 
· Des cessions et échanges de terrains

· Des arrêtés d’alignement


Les mauvaises habitudes ont la peau dure. La session d’octobre du Conseil de la ville devait commencer à 9 heures, jeudi dernier. Ses travaux ont démarré avec deux heures de retard. Apparemment, les problèmes des Casablancais (absence d’éclairage et d’eau potable dans les communes rattachées à Casablanca comme Lamkansa et Ahl Loghlame, déchets ménagers, transport en commun, la grippe A/H1N1, éclairage public, habitats menaçants ruine,...) ne sont ni urgents ni graves. Quelques élus (femmes) étaient ponctuels. Mais elles subissent le retard des autres. Le maire ne devait ouvrir la séance qu’une fois la condition du quorum remplie.
L’ordre du jour de la session bat tous les records. Plus précisément, 28 points sont soumis à l’examen des conseillers. Mais aucun n’a vraiment capté l’attention des élus. De 11 heures à 14 heures, ces derniers discutent d’autre chose que l’ordre du jour. «Les vrais problèmes qui hantent les Casablancais ne sont pas dans l’ordre du jour, proposé par le bureau. Nous avons l’impression que ce conseil n’est pas celui de Casablanca mais d’une ville européenne», indique une conseillère du PI. A vrai dire, le programme de la session ne comporte aucun problème effectif et réel. Tous les points ont un aspect de régularisation procédurale et contractuelle (10 points sur la cession de terrains délaissés, de voirie ou d’échanges de lots, 3 points sur les arrêtés d’alignement et 8 autres sur l’élection des représentants du conseil dans divers organismes).
«Le Conseil de la ville encourage l’abandon scolaire au moment où l’Etat dépense de grosse somme d’argent pour réussir le plan d’urgence. M’dina bus refuse l’abonnement aux élèves et étudiants. Je connais des élèves qui ont abandonné l’école pour ces raisons», constate une élue. Ni le transport, ni la collecte défaillante des ordures, ni encore le problème de l’engorgement de la circulation, du stationnement ou de l’insécurité ne sont contenus dans le programme de la session. Conséquences: les élus ont bel et bien posé mille et un problèmes de genre. «Si les conseillers n’examinent pas les points que le maire a inséré dans l’ordre du jour, c’est parce qu’ils ne s’y trouvent pas. Le bureau a raté les priorités de la ville», affirme-t-on. Ce n’est qu’à 18 heures que le conseil commence à peine à évoquer les sujets de la session. Le premier point a été adopté à la majorité (82 voix pour, 2 voix contre et 1 abstention). Il intéresse le secteur du stationnement et de gestion des parkings communaux. Par ce vote, le Conseil de la ville autorise la société d’économie mixte conclue entre la commune et la CDG, CasaDev à se charger du dossier. Le budget de la ville pour 2010 a été aussi adopté à la majorité de 80 élus, sans opposition aucune et deux abstentions. Le budget de fonctionnement est estimé à 2,3 milliards de DH avec un excédent de 76 millions de DH. Mais ce n’est qu’un excèdent comptable qui ne sera pas destiné à être investi. Il servira à rembourser les échéances de la dette estimées à 72 millions de DH pour l’année 2010. Les recettes du budget d’équipement sont estimées à 146 millions de DH, y compris l’excédent prévisionnel du budget de fonctionnement. Le budget d’équipement comprend aussi un autre montant à savoir 70 millions de DH qui est, en fait, un crédit FEC (Fonds d’équipement communal) affecté à la réalisation du pont à hauban de Sidi Maârouf (www.leconomiste.com).

Ali JAFRY
 
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