| Les dépêches
mises à jour régulièrement |
| |
| Consultez les archives stockées
depuis 1991 |
| |
| Participez aux forums de
L'Economiste |
| |
|
Doukkala Abda
Communes dépensières et recettes limitées |
| |
· Plan d’action pour y remédier
· Des projets sans études préalables
· Le contrôle de l’administration sollicité
UNE rencontre d’information et de sensibilisation avec les présidents, anciens et nouveaux, des collectivités locales a été organisée à Safi au siège de la wilaya en fin de semaine écoulée. Les dernières élections communales ont permis l’arrivée de nouveaux présidents avec un niveau d’instruction plus qu’honorable notamment dans le rural (près de 50% sur les 32 communes rurales de la province). La mutation de l’appareil administratif est en train de s’opérer, indique un spécialiste. D’importantes réalisations économiques et sociales ont été concrétisées dans toutes les communes urbaines et rurales lors des années précédentes, a rappelé Larbi Sebbari Hassani, wali de la région des Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi. Les efforts déployés pour consolider le développement local et pour le renforcement des infrastructures sociales et culturelles dans le cadre de l’INDH ont abouti à la réalisation de 611 projets durant la période 2005/2009, est-il déclaré. Les crédits alloués dans ce cadre ont atteint près de 348 millions de DH dont 220,2 millions proviennent de l’INDH, soit l’équivalent de 63,30%. Ce sont 692.360 hommes et femmes qui en ont bénéficié. Par ailleurs, la wilaya et les conseils élus ont procédé à la construction de 800 km de routes et d’accès pour un montant global avoisinant les 200 millions de DH lors de la période 2003/2009. L’alimentation de la population rurale en électricité est passée, elle, de 30 à 60% pour un coût de l’ordre de 540 millions de DH. Alors que le taux de couverture de l’électrification jusque dans des coins reculés du territoire de la province a augmenté de manière spectaculaire de 30 à 94% pour un budget global estimé à 1,036 milliard de DH. Les investissements pour d’autres secteurs sociaux ont avoisiné les 177 millions de DH. La priorité a été accordée à la création, ce qui est notable, de 25 maisons de taliba (de l’étudiante) pour 18 millions de DH dans l’objectif d’encourager la scolarisation dans le rural. Une expérience pilote a été initiée dans le domaine de l’assainissement solide à Safi. Deux groupements (Abda et Hmer) de plusieurs communes ont été créés dans l’objectif de la gestion du secteur. Le programme est la création de 2 nouvelles décharges publiques modernisées pour chaque groupement et la fermeture dans des normes écologiques des anciennes. Il s’agit actuellement de valoriser ces réalisations à travers des investissements de développement dans tous les domaines, dit le wali. Pour ce faire, la modernisation des administrations des communes acquiert une importance particulière. Le rôle des collectivités locales ne se limite pas seulement à la délivrance des attestations et des documents administratifs, est-il fortement souligné. Les amendements de la nouvelle charte communale (18 février 2009) invitent plutôt à une gestion participative des citoyens à travers des instances de la société civile (partenariats avec les associations notamment) pour l’établissement des projets prioritaire et pour la planification communale de développement. Les problèmes que rencontrent les communes de la province dans la gestion de leurs affaires ont été évoqués. Certaines d’entre elles se trouvent handicapées par les engagements à l’égard des institutions et établissements publics. Le déficit des communes augmente d’année en année. Les conseils ont tendance à exagérer les dépenses locales en communications téléphoniques, carburant, pièces de rechange et par l’acquisition de véhicules utilitaires (un président d’une commune a même pu s’offrir par ce biais un 4X4). Alors que les recettes sont déficitaires. Les collectivités locales ont tendance à programmer des routes et des accès sans le recours à des études préalables auprès de bureaux spécialisés. Résultat: les travaux se détériorent rapidement. La liste n’est pas exhaustive: les souks hebdomadaires, pourtant à grande rentabilité, sont loués à bas prix, l’hygiène dans les abattoirs laisse à désirer et le transport des viandes se fait dans des conditions insalubres, ou encore l’augmentation de la masse salariale qui dépasse généralement les 60% du budget de la commune. Absence également d’une planification stratégique et de développement local. Pour ce dernier volet, les présidents des communes ont été invités à présenter, avant la fin de l’année en cours, un plan d’action pour les 3 années à venir.
De notre correspondant, Mohamed RAMDANI
|
| |
 |
 |
© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia
|

|