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Pêche: Les défis à relever
 
· Un challenge: développer la recherche scientifique

· Généraliser le programme Ibhar à toute la filière



LE secteur de la pêche continue à animer les débats à Agadir. Hier, les participants aux travaux du Conseil supérieur halieutique ont planché notamment sur les questions de durabilité de la ressource, d’amélioration de la performance et de la compétitivité. Ce sont là, en fait, les trois axes majeurs de la stratégie Halieutis présentée à SM le Roi Mohammed VI, mardi dernier à Agadir, par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime (cf. www.leconomiste.com). Ces trois aspects sont également les défis à relever pour relancer le secteur et atteindre les objectifs assignés dans la nouvelle stratégie de développement intégré du secteur halieutique au Maroc. Pour ce faire, les chantiers à entreprendre sont nombreux. Un des challenges, et non des moindres, est d’assurer la pérennité de la ressource car, si nos richesses halieutiques sont relativement abondantes, la démarche d’exploitation du potentiel ne va pas dans le sens de la durabilité. Pour Zakia Driouich, directrice de l’industrie de la pêche au ministère de tutelle, la gestion rationnelle de la ressource passe tout d’abord par le renforcement de la connaissance scientifique. C’est justement un des projets arrêtés dans la stratégie Halieutis. L’objectif est de donner une visibilité aux professionnels. Dans ce souci, il est prévu dans le nouveau plan de renforcer la connaissance scientifique. «Nos voisins ont sept navires de recherche alors que nous ne disposons que de deux», souligne Driouich. De fait, l’intérêt de la démarche est d’établir, non seulement un inventaire et un suivi précis de toutes les ressources halieutiques, mais aussi d’élaborer une nomenclature homogène des différentes espèces. L’objectif bien sûr est d’assurer une durabilité de la ressource. Ce projet repose aussi, tel que souligné dans le plan Halieutis, sur une adaptation et modernisation de l’effort de pêche. Dans ce contexte, Zakia Driouich a mis en exergue l’intérêt de généraliser le plan Ibhar à tous les segments du secteur. A noter que ce plan de modernisation et de mise à niveau de la flotte côtière et artisanale (cf. www.leconomiste.com) a enregistré, jusqu’à présent, au niveau de la pêche côtière 159 retraits et 12 dépôts de dossiers. Aussi, pour l’heure, six dossiers ont été régularisés, indiquent les responsables de l’opération. Par ailleurs, au niveau de la pêche artisanale, 1.753 retraits de dossiers ont été enregistrés dont 200 déposés et 15 régularisés. Dans les mois à venir, les candidats à la mise à niveau et à la modernisation devraient être plus nombreux. De fait, les concernés n’auront bientôt véritablement pas d’autre choix que de s’impliquer dans ce programme. Il y va de la pérennité des licences de pêche.
La mise à niveau de la flotte n’est donc pas un acte de volontariat, mais bien une nécessité si on veut relever le défi de la durabilité de la ressource, de la performance et de la compétitivité. Pour ce faire, il y a également bien d’autres chantiers à mettre en œuvre. Dans ce contexte, les participants aux travaux du Conseil supérieur halieutique ont mis en exergue l’incontournable mise à niveau des infrastructures et équipements de débarquement. «Il y va de la qualité de la matière première», souligne un intervenant. Le plan Halieutis a justement retenu plusieurs projets structurants pour relever le challenge de la performance et de la compétitivité. Il ne reste plus qu’à se mettre au travail. La feuille de route est toute tracée.

Malika ALAMI
 
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