| Les dépêches
mises à jour régulièrement |
| |
| Consultez les archives stockées
depuis 1991 |
| |
| Participez aux forums de
L'Economiste |
| |
|
| Casablanca/Anfa Place: Un arrêt étrange |
| |
· Le maire ne veut pas en parler!
· La wilaya et l’Agence urbaine: «Ce n’est pas notre affaire»
Le chantier Anfa Place subit les foudres de l’Administration. Il est à l’arrêt depuis le vendredi 4 septembre 2009. «Nous sommes surpris de voir débarquer des responsables accompagnés de forces de l’ordre le vendredi 4 septembre sur le lieu du chantier. Par la suite, nous avons compris qu’il s’agit de l’exécution d’une décision d’arrêt de chantier», affirme un agent responsable de la sécurité. Et d’ajouter, «une fourgonnette des Forces auxiliaires stationne depuis sur les lieux et bloque l’accès du chantier en vue d’en interdire l’approvisionnement en matériaux». Du côté de l’Administration, c’est l’indétermination. Aucun responsable ne veut ni infirmer ni confirmer l’arrêt du chantier. Finalement Mohamed Sajid a reconnu que c’est lui-même qui a pris la décision d’arrêt. Mais sans en expliquer ni la teneur ni les motifs. «Pourquoi focaliser sur ce chantier précisément? Il y a des arrêts de chantiers partout. Anfa Place sera rouvert dans les jours qui viennent», affirmera sur un ton rassurant le maire à L’Economiste. En fait, selon des sources concordantes, la décision aurait été prise en hauts lieux. A la préfecture des arrondissements de Casa-Anfa, un responsable veut bien donner quelques raisons : «nous avons formulé des remarques au maître d’ouvrage. Primo, le transport du sable des terres extraites du chantier salit la voie publique. Nous avons mis en demeure le propriétaire du projet de faire le transport dans de bonnes conditions et de procéder au nettoiement de la voie». Et d’ajouter, «les voisins se plaignent aussi de nuisances notamment sonores; nous avons beaucoup de réclamations dans ce sens; une commission a vérifié sur place et a consigné le constat dans un PV. Ce sont là les deux raisons qui ont acculé l’Administration à suspendre le chantier». Le responsable précise également: «Une fois résolu le problème du nettoiement de la voie qui sert à acheminer les débris, sables et autres extractions ainsi que le problème des nuisances, l’Administration dépêchera une commission sur place pour vérifier. Si les choses rentrent dans l’ordre, nous autoriserons de nouveau la reprise du chantier». Du côté d’Interavante, groupe espagnol propriétaire du projet, qui a chargé une agence de communication locale de parler en son nom, l’on affirme que «pour le moment, il n’y a pas de positon claire du groupe sur ce qui vient d’arriver. Ce dernier compte diffuser incessamment un communiqué où il explique l’incident». Mais des sources proches du groupe informent que «c’est un problème technique qui est la cause de l’arrêt du chantier et que les négociations vont bon train pour régler le problème. Dans quelques jours, le chantier reprendra». Quel serait ce problème technique ? Pour certaines sources proches du dossier, «c’est le débordement du projet sur le domaine maritime et sur le mobilier public qui relève du patrimoine de la ville ; de même que la proximité avec la mosquée Al Saoud». Pour rappel, de nombreuses personnes se sont déjà acquitées d’une bonne partie des sommes destinées à l’achat de leurs futures propriétés. Quoi qu’il en soit, aucun responsable ne veut vraiment renseigner sur les raisons de l’arrêt. Mais apparemment, c’est du sérieux. Sinon comment expliquer la présence des forces de l’ordre en permanence sur le chantier. Alors qu’aucun autre chantier faisant l’objet d’un arrêt ne connaît de telles conditions de veille. De son côté, l’Agence urbaine dit qu’ «elle ne connaît pas les motifs de la suspension du chantier; l’arrêt comme l’autorisation sont de la compétence du maire». A la wilaya aussi, les responsables affirment qu’ils ne connaissent pas les vraies raisons. Alors, place à toutes les rumeurs!
Ali JAFRY
|
| |
 |
 |
© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia
|

|