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| La Bourse adopte les normes IFRS |
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· L’exercice a une valeur pédagogique
· Un écart de 4,7 millions de DH dans le résultat net
Karim Hajji ne chôme pas. Quelques mois après sa nomination à la direction de la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC), celle-ci vient d’adopter les normes IFRS. Depuis avril 2004, les groupes cotés au premier compartiment de la BVC sont tenus de produire des comptes consolidés lorsqu’ils contrôlent une ou plusieurs sociétés. N’étant pas un groupe, la société gestionnaire de la BVC n’a aucune obligation de présenter des comptes suivant les normes IFRS, mais elle a souhaité le faire pour donner l’exemple aux entreprises cotées… et cotables. Et ce, «dans un but de communication financière et de transparence des comptes», déclare Karim Hajji. Ce dernier a donné un coup d’accélérateur à ce projet, qui était lancé bien avant sa nomination. Le passage aux IFRS répond à une volonté du top management de se «mettre à niveau». En conséquence, la BVC aura à présenter lors de chaque arrêté comptable semestriel et annuel des comptes sociaux afin de répondre aux obligations légales marocaines (liasse fiscale, états de synthèse…) et en IFRS pour les besoins de la communication financière. Pour le top management de la BVC, l’adoption des IFRS signifie notamment le passage d’une comptabilité dominée par les considérations juridiques et fiscales à une information financière plus économique, plus transparente et plus détaillée. D’aucuns trouveraient cette décision de passer aux IFRS incongrue, surtout que ces normes ont été largement critiquées comme étant un des vecteurs de la crise financière. Mais Karim Hajji reste serein: «Vous ne trouverez aujourd’hui personne de raisonnable pour dire que les IFRS ont amplifié la crise. Au contraire, si elles n’existaient pas, la réactivité des régulateurs financiers aurait pu être moins importante». Concrètement, le passage aux normes IFRS impliquera un retraitement sur les capitaux propres de la BVC. Ainsi, le terrain du siège de la Bourse ainsi que sa construction sont réévalués au 01 janvier 2007 par un expert immobilier. Il en résulte un changement au niveau de la durée d’amortissement des immobilisations. C’est la durée d’utilité réelle qui est prise en compte au lieu de la durée fiscalement admise. Autre modification, les contrats de crédit-bail sont comptabilisés à l’actif dans un compte d’immobilisations et au passif dans un compte de dettes. Quant aux loyers passés en charges dans les comptes sociaux, ils ont été ventilés en IFRS entre la charge financière et l’amortissement du solde de la dette. La provision pour investissement et la provision pour amortissements dérogatoires ont été annulées lors du passage aux IFRS. Pour ce qui est des OPCVM, ils ont été évalués en IFRS en se basant sur leurs valeurs liquidatives publiées à la date de clôture. Enfin, les 5% du capital social de Maroclear, détenus par la BVC, ont été évalués à la quote-part dans la situation nette à la date de clôture.
A. B.
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