· Recul de 60% du volume destiné à la conserve
· Les exportations impactées par la crise
La situation est alarmante dans le secteur des produits de la mer. Crise économique internationale oblige! Du coup, la demande s’inscrit en baisse sous l’effet de la détérioration du pouvoir d’achat. Le kilo de sardine est de 2,40 DH, est-il précisé. Prix que les conserveurs avaient accepté de payer suite à l’augmentation vertigineuse du coût du carburant. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, le secteur de la pêche s’inscrit en repli aussi bien en ce qui concerne le volume des prises que de la valorisation des produits. Au terme des quatre premiers mois, le segment de la pêche côtière et artisanale a accusé une régression de 14% en volume et 24% en valeur, en comparaison avec la même période de 2008. La baisse des quantités a concerné le poisson pélagique dont le poids s’est contracté de 24%. Parallèlement, le recul en valeur est lié à la chute de 20% des débarquements des céphalopodes. Pour ce segment, la valeur des prises a chuté de près de moitié passant de 880,1 millions de DH à fin avril 2008 à 472,1 millions à la même date de l’année en cours. Selon les professionnels, les exportations du poulpe ont baissé de près de 60%. D’une période à l’autre, les débarquements sont passés de 211.770 tonnes à près de 182.000, selon l’Office national des pêches. Par destination, plus de 56% des prises ont été acheminées directement à la consommation, en augmentation de 13% par rapport à fin avril 2008. Cela en dépit des conditions climatiques des deux premiers mois de l’année qui ont perturbé l’activité du secteur. Mais l’augmentation du volume n’a pas produit d’effet significatif sur les prix à la consommation. A l’opposé, les industries de la conserve et de la congélation ont vu leur approvisionnement fortement baisser. Sur la même période, le secteur de la conserve, dont la campagne a pris quelque retard, a enregistré une baisse en approvisionnement d’environ 60%. A fin avril 2009, il a réceptionné 21.100 tonnes au lieu des 53.360 à la même date de l’année passée. La part de l’activité de congélation a aussi diminué de 16% et celle de l’industrie de farine et huile de poisson a connu le même taux de baisse.
A. G.
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