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| La jeunesse ittihadie contre le leader de l’UGTM |
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· Plainte pour diffamation déposée contre Chabat
· La famille Ben Barka prépare également sa riposte
· En arrière-plan, bataille syndicale et bras de fer politique
La Jeunesse ittihadie est passée à l’acte. Son avocat Mohammed Fertat a introduit vendredi 24 avril une action en justice contre Hamid Chabat. La requête a été déposée auprès du tribunal de Rabat. D’après la plainte, le maire de Fès -également membre du bureau politique de l’Istiqlal- a eu des «propos diffamatoires» lors d’une conférence de presse tenue le 14 avril à Rabat. La personnalité visée est Mehdi Ben Barka, une des figures emblématiques de la famille socialiste. C’est lui d’ailleurs qui a «fondé, le 5 janvier 1956, la Chabiba ittihadie notamment». C’est sur la base de cette référence historique que la recevabilité de la plainte sera examinée. La famille de Ben Barka «réfléchit sur le bon usage de ce droit». Il n’y a en revanche «aucune hésitation sur le principe d’ester en justice», déclare à L’Economiste Bachir Ben Barka. Leurs avocats examinent actuellement l’opportunité d’une action en diffamation. Cette confrontation judiciaire pourrait tourner court. A condition que le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), fraîchement élu, «présente des excuses publiques», indique Mehdi Mezouari, SG adjoint de la Jeunesse ittihadie. Qu’en pense Chabat l’istiqlalien? Le leader syndicaliste est resté injoignable. Mais d’après ses sorties médiatiques ce scénario est loin de se réaliser. La décision d’entamer une poursuite judiciaire «n’a pas été imposée». C’est du moins ce qu’avance Hassan Tarik, membre du bureau politique. Pourtant, une source bien informée indique que «le feu vert a été donné au début de la semaine dernière», lors d’une réunion du bureau politique. Le parti de la Rose a déjà réagi politiquement via son journal d’abord, Al Ittihad Al Ichtiraki a fait allusion aux «dossiers noirs». Dans son édition du 19 avril le journal a fait une démonstration: affaire de la Mutuelle générale des fonctionnaires. De plus lors du Conseil du jeudi dernier, Mohammed El Yazghi, ministre usfpéiste, a soulevé la question du secret d’Etat qui pèse sur le dossier de l’enlèvement et la mort de Ben Barka. De son côté, le Parti de l’Istiqlal a manifesté ses distances. Une situation politiquement embarrassante. Car l’USFP et le parti de la Balance forment la coalition gouvernementale et les tractations autour de la réforme constitutionnelle battent leur plein. Derrière la sortie de Chabat se cache une rivalité souterraine: l’éviction de l’ex-patron de la Mutuelle générale des fonctionnaires, Mohamed El Faraâ.
Faiçal FAQUIHI
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