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L’installation des lignes aériennes démarre en novembre    
Ville de Rabat: Compte administratif approuvé
 
· Avec un déficit de près de 17 millions de DH

· Hausse de 63% des dépenses en éclairage public


Pour la première fois la ville de Rabat enregistre un déficit au niveau de son budget de fonctionnement. Les données présentées lors d’une session extraordinaire, tenue la semaine dernière pour approuver le compte administratif au titre de l’année 2008, ont permis de relever un déficit qui avoisine les 17 millions de DH. Pour la majorité, dirigée par Omar Bahraoui, président du conseil de la ville, ce déficit est dû en grande partie à la mise en application en 2008 de la nouvelle loi sur la fiscalité locale. Première incidence, une réduction substantielle de 78% par rapport à 2007 enregistrée au niveau de la taxe d’habitation qui a remplacé la taxe urbaine de l’ancienne fiscalité communale. «Durant les quatre dernières années, la recette moyenne prélevée au titre de cette taxe dépasse les 70 millions de DH», précise un élu de la majorité. «Plusieurs bâtiments appartenant à de grandes sociétés professionnelles ont été épargnés de la taxe d’habitation comme ceux de Maroc Telecom, l’ONE et Barid Al-Maghreb», explique-t-il.
D’une manière générale, le montant des recettes collectées au titre de l’exercice 2008 avoisine les 590 millions de DH, alors que les dépenses dépassent les 608 millions de DH. Pour la partie recettes, ce sont celles transférées qui représentent le grand lot avec 67,5%. Elles ont connu une baisse de 11,43% par rapport à 2007. Les recettes propres viennent en deuxième position avec près de 103 millions de DH. C’est la seule rubrique des recettes qui a enregistré une hausse de l’ordre de 10%. Alors que l’apport de la TVA qui est de près de 36 millions de DH a été réduit de 6,19% par rapport à l’année précédente.
Pas de changement au niveau de la subvention de l’Etat qui est de 50 millions de DH. Côté dépenses, la majorité des rubriques ont connu des augmentations. La plus faible est de 0,31% et elle concerne les dépenses du personnel qui s’élèvent à 290 millions en 2008.
Les plus remarquables sont celles se rapportant aux frais d’éclairage et de téléphone. Pour la première fois les dépenses qui avoisinent les 65 millions de DH ont affiché un accroissement de 63,65% par rapport à 2007. De même pour le budget alloué au téléphone qui a connu une évolution de 25% pour atteindre 2 millions de DH. A souligner également un accroissement de 10,88% au niveau des dépenses de nettoyage avec une allocation de près de 122 millions de DH, soit 20% des dépenses globales. Pour la partie investissements, le montant des crédits ouverts au titre de l’année 2008 avoisine les 620 millions de DH, alors que les dépenses des marchés visés ne dépassent pas les 281 millions de DH.


Le tabagisme investit les écoles

· Les filles commencent à fumer plus tôt que les garçons


· Sensibilisation et communication s’imposent


CES dernières années, l’usage de la cigarette prend de l’ampleur, notamment parmi les jeunes collégiens et lycéens aussi bien garçons que filles. Les responsables de la santé sont inquiets des conséquences de cette situation sur les élèves. «Le tabac fait le lit de la consommation des drogues, particulièrement chez les jeunes», souligne un médecin de la santé scolaire à Rabat. Ce dernier rappelle que le tabagisme et l’usage de drogues sont parmi les causes principales de certains cancers. La sensibilisation et la communication sur ce sujet s’imposent donc pour prévenir contre ce mal.
Pour cela, il faut tout d’abord faire l’état des lieux au sein de nos établissements scolaires. C’est dans ce cadre qu’un audit tabac a été lancé dans un premier temps dans 5 régions du pays. Il s’agit de Fès-Boulemane, Marrakech-Tensift-El Haouz, Meknès-Tafilelt, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et Souss-Massa-Draâ. Cette étude de terrain a été initiée par l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer en partenariat avec les ministères de l’Education nationale et de la Santé dans le cadre du projet «collèges, lycées et entreprises sans tabac».
Selon les premiers résultats de cette étude, lancée au début de l’année scolaire 2008/2009, la région de Rabat reste la zone la moins touchée avec le taux de prévalence le plus faible enregistré qui est de 1%. La région du Souss vient en tête avec un taux de 3% suivie de celle de Meknès avec 2,7%. Pour Rabat, cette étude a touché les élèves de la première année du collège et du lycée appartenant à 10 établissements scolaires dans les 4 provinces de la région. L’effectif global de cet échantillon, d’un âge moyen de 15 ans, s’élève à 3.976 élèves avec un taux de participation de 98,10%. Selon cette enquête, le nombre des élèves fumeurs est de 71 dont 15 filles. Ce qui donne un taux de prévalence chez les garçons plus élevé, soit 3,2% contre 0,8% chez les filles. Mais on doit signaler que ces dernières commencent à goûter à la cigarette à un âge précoce: 12,9 ans contre 13,5 ans chez les garçons. Cependant, ces derniers fument plus de cigarettes, soit une moyenne de 8,4 unités par jour contre 6,2 chez les filles. Ce qui nécessite une dépense quotidienne de l’ordre de 16 DH par jour.
Les élèves interrogés sont très conscients des effets néfastes du tabac sur leur santé (96%) et les parents ainsi que les médias restent les moyens de sensibilisation les plus efficaces. 28 élèves ont pu arrêter de fumer et 77,6% ont l’intention de le faire dans le futur proche. On retient aussi que 43,7% des élèves fumeurs ont au moins un frère ou une sœur qui fume. Pour les parents et les amis, les taux sont respectivement de 46,5% et 60,6%.


Nour Eddine EL AISSI
 
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