· A fin mars, 2.850 logements achevés
· 11.540 unités en cours
· 7.700 mises en chantier prévues cette année
FINALEMENT c’est en avril que la ville nouvelle de Tamesna accueillera ses premiers habitants. Soit avec un léger retard par rapport au calendrier prévisionnel. Initialement l’on annonçait, en effet, les premières livraisons pour décembre 2008. Soit un retard de trois mois. En cause, selon les responsables de Tamesna Al Omrane, des conditions climatiques particulièrement rudes cette année. Ce qui a occasionné des arrêts de chantier à plusieurs reprises. Mais aussi un déficit de main-d’œuvre dont le pic est enregistré pendant les périodes des fêtes religieuses. Autre cause, et non des moindres, la lourdeur des dossiers à instruire par la commission technique au niveau du guichet unique. Le souci de fournir un produit de qualité exige un travail méticuleux. Or, «les dossiers comportent une multitude de plans qui doivent être étudiés avec minutie. Ce qui demande beaucoup de temps», explique-t-on à la direction technique de Tamesna Al Omrane. Mais, il faut dire que le programme de la ville nouvelle, bien qu’il soit important, ne dispose pas d’une équipe dédiée en permanence au suivi et à l’instruction de l’ensemble de ces dossiers. En effet, un ou deux représentants de chaque administration habilitée à statuer sur les permis de construire et d’habiter sont délégués pour travailler sur les dossiers. Ceux-ci se réunissent uniquement deux fois par semaine. Ce qui, au vu du nombre des dossiers et de leur consistance, demeure insuffisant pour suivre le rythme de l’avancement du chantier. D’où fatalement du retard, évalué entre 5 à 6 mois, selon les informations mêmes des services de Tamesna Al Omrane. Toutefois, sur les 87 dossiers à instruire, une dizaine sont en cours d’autorisation. En termes de réalisation de logements, à fin mars, l’on parle de quelque 2.850 unités achevées dont 192 à faible valeur immobilière, 2.110 appartements et 290 villas économiques. A côté, ce sont 11.541 logements qui sont en cours de travaux. Et pour cette année, le calendrier prévoit 7.704 mises en chantier dont 1.979 unités destinées au relogement des habitants du bidonville Sidi Yahya Zaër. Dès le départ, le projet de ville nouvelle à proximité de Rabat a suscité un véritable engouement qui ne s’est pas démenti tout au long de l’avancement des travaux. Au contraire, il s’est exacerbé, à en croire des responsables sur place. Ce qui s’explique par la proximité de la ville des grands centres urbains et également par les promesses en matière d’aménagement, d’urbanisation et de commodités incluses dans le programme. A l’instar des nouveaux centres urbains, Tamesna est pensée en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, centres commerciaux, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeunes, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standings…). L’idée est de favoriser au maximum la mixité sociale et de couper court aux tendances d’antan qui ont engendré cloisonnement et ségrégation sociale. Ainsi à Tamesna, les villas économiques et les appartements de standing jouxtent les logements sociaux. Mieux, soulignent les responsables de Tamena Al Omrane, outre la mixité sociale, la ville, telle qu’elle est conçue, permettra aux habitants des unités à faible VIT de bénéficier des mêmes équipements et infrastructures que ceux destinés aux propriétaires des autres produits. Rappelons que la nouvelle cité devrait accueillir quelque 250.000 habitants. C’est le holding Al Omrane (plus précisément sa filiale Al Omrane Tamesna) qui est en charge de ce projet dont le coût global est estimé à 15 milliards de dirhams. Sur les 52.000 logements programmés, 10.000 unités seront destinées aux ménages à faibles revenus.
K.E.H
|