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L’installation des lignes aériennes démarre en novembre    
Casablanca revoit sa carte de la précarité
 
· Les préfectures El Fida, Ben M’sick et Mohammédia, les plus pauvres

· 500 projets lancés en 2008



A Casablanca, les projets lancés dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) vont bon train.
Rien que pour 2008, une enveloppe de 340 millions de DH, dont la moitié financée par l’INDH, leur a été allouée. Le reste étant pris en charge par les partenaires. Ainsi, 500 projets ont été lancés. Parmi eux, 49 projets sont achevés et bénéficient aux populations cibles. A quoi s’ajoutent 41 autres qui sont dans un état avancé de concrétisation (entre 60%).
Dans le courant de ce 2009, l’INDH et ses partenaires comptent terminer 297 opérations et en lancer 104 autres. En tout, depuis 2005, date de lancement de l’INDH, plus de 1.700 projets représentant un montant de plus de 1 milliard de DH ont été lancés.
Parmi eux, 123 projets, soit 7%, bloquent à cause de problèmes d’ordre foncier. Par ailleurs, les structures de santé (dispensaires, caravanes médicales et centres d’accouchement) accaparent 78 millions de DH pour 110 projets. L’enseignement et l’éducation s’arrogent 14 millions de DH pour 60 projets (aménagement et soutien scolaire). Concernant le soutien à la scolarité, l’opération Cartables a bénéficié à 200.000 élèves de la région de Casablanca répartis dans les écoles des quartiers cibles de l’INDH.
L’action, depuis 2005, s’est focalisée sur les structures dédiées aux jeunes. Quelque 133 millions de DH leur étaient consacrés pour l’aménagement de terrains de sport de proximité (112 millions de DH), la construction de maisons de jeunes, bibliothèques, campings, auberges et formation. D’autre part, les AGR (activités génératrices de revenus) ont été soutenues pour encourager l’auto-emploi de 17.000 personnes.
Près de 50 millions de DH ont été affectés à des petits projets dans divers domaines (hôtellerie, artisanat, plomberie, électricité, céramique, jardinage, pâtisserie, couture, coiffure, élevage, etc.).
Mais, maintenant, il faut passer à l’étape suivante, c’est-à-dire revoir la carte régionale de précarité. L’actualisation passe par le recensement de la population vivant dans la précarité mais aussi par le recensement des établissements de protection sociale. Huit catégories de population sont ciblées: les jeunes sans abri, les enfants de rue, femmes en situation de précarité, les mendiants et les vagabonds, les ex-détenus sans ressources, les malades mentaux sans abri, les personnes handicapés et les personnes âgées sans ressources. Résultat: 26.000 personnes vivent dans la précarité à Casablanca, soit 0,73% de la population totale de la wilaya. Trois préfectures concentrent la précarité: El Fida (31,5%), Mohammédia (13,4%) et Ben M’sick (12,1%) avec la prédominance des femmes en situation difficile, des gens âgés et personnes handicapées.


Indicateurs de mesure


ALLAL Sekrouhi, gouverneur-directeur de l’agence urbaine, propose d’élaborer des indicateurs de mesure afin de mieux organiser les actions (mortalité infantile, scolarisation, espérance de vie, revenu, etc.).
Sans ce tableau de bord, c’est comme si l’INDH navigue à vue. En fait, même avec ces millions de DH qui sont dépensés annuellement, personne ne peut affirmer s’il y a eu une amélioration des conditions de vie des populations ciblées par l’INDH.
Sekrouhi appelle à «mettre au point un indice de développement humain qui constituera aussi une référence pour engager de la compétition entre villes au niveau national».

Ali JAFRY

 
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