· Invest in Med est coordonné par Anima Investment Network
· Le programme s’étale sur trois ans
UN nouveau fonds d’investissement à vocation méditerranéenne est né. Il s’agit d’Invest in Med. C’est un programme destiné à développer l’investissement direct étranger et les flux commerciaux en Méditerranée, construire des partenariats d’affaires durables entre les deux rives et promouvoir le codéveloppement. Cofinancé par la Commission européenne dans le cadre du programme IEVP de coopération entre l’Union européenne (UE) et les pays du voisinage, Invest in Med s’étalera sur une période de trois ans. En effet, environ 200 opérations seront organisées entre 2008 et 2011, dont 150 dans les pays bénéficiaires (partenaires sud-méditerranéens de l’Union européenne). Elles consisteront en des évènements de mise en relation (rencontres d’affaires, ateliers, conférences), des opérations d’assistance (missions de soutien et détachements de personnel), des formations (ateliers), des supports documentaires (guides, intelligence économique, études). Un fonds d’investissement de plus, serait-on tenté de dire. Mais, pour Hamid Kessal, vice-président de la CGEM et représentant de celle-ci au conseil d’administration de BusinessMed qui gère Invest in Med, ce nouveau programme se distingue des autres en trois points: «D’abord, c’est un programme qui touche un tissu d’entreprises plus large contrairement aux autres fonds qui sont spécifiques par régions ou par pays. Sa mission est de permettre aux entreprises de tisser des relations B2B gagnant-gagnant. Et c’est un programme qui apporte des compétences en plus parce qu’il permettra de développer les connaissances entre les opérateurs économiques membres de la zone». Le nouveau programme fonctionnera comme une agence de développement économique centrée sur l’investissement et les partenariats d’affaires. Il sera coordonné par Anima Investment Network, leader d’un consortium qui réunit BusinessMed, Eurochambres, Ascame et leurs partenaires spéciaux : l’ Onudi (Organisation onusienne pour le développement industrie), GTZ (coopération technique allemande) et l’EPA Euro-méditerranée. Dans un souci d’efficacité, Invest in Med sélectionnera un certain nombre de niches sectorielles à fort potentiel ou de domaines transversaux comme le rôle des jeunes entrepreneurs et des femmes, des diasporas, de la micro-entreprise, le développement de la franchise, les partenariats public-privé et le financement des PME. Un premier calendrier des opérations prévues ainsi que des secteurs et niches d’activités prioritaires a déjà été défini. Invest in Med bénéficie à 9 pays partenaires méditerranéens de l’UE: Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie et Tunisie.
Démarche
Hamid Kessal, vice-président de la CGEM et représentant de celle-ci au conseil d’administration de BusinessMed qui gère Invest in Med, encourage les opérateurs marocains à présenter des projets de types transversaux, soit sectoriels soit régionaux, pour essayer de profiter de ce fonds. En pratique, ils peuvent remplir une demande de soutien financier en allant sur le site Internet du programme et donner une synopsie de leur projet. Leur dossier sera ensuite examiné par l’équipe de coordination InMed, qui fera part de ses recommandations au comité exécutif pour approbation. En cas de présentation de programmes similaires, l’équipe de coordination favorisera les synergies. De même, elle pourra demander une révision du budget demandé en fonction des priorités définies par le programme en général.
Hassan EL ARIF
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