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Faouzi Bensaïdi expose la complexité de la vie sur scène
 
· A travers la pièce «Histoire d’amour en 12 chansons, 3 repas et un baiser» 

· La Fondation des arts vivants ouvre son cycle de création théâtrale


2008 sera celle de la culture et du théâtre par excellence. D’ailleurs, la Fondation des arts vivants a concocté toute une programmation à travers son cycle de création théâtrale. «La création pour lutter contre toute forme d’enfermement et d’exclusion. L’occasion de révéler et fédérer les talents », indique Souad Filal, vice-présidente de la Fondation des arts vivants.
Pour inaugurer ce cycle de création, le réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi a ouvert, vendredi dernier au théâtre Touria Sekkat à Casablanca, le bal à travers sa création artistique «Histoire d’amour en 12 chansons, 3 repas et un baiser ». Il s’agit bien d’une conception et mise en scène de Bensaïdi qui ne cesse de surprendre de par son imagination. D’ailleurs tout un travail d’équipe a été assuré, allant des costumes et lumières, à la scénographie, aux ingénieurs et production…
C’est l’histoire de la complexité de la vie et l’amour qui se perd, racontée par 10 comédiens(1). Un spectacle vivant en 12 mouvements, rythmés par des chansons, des chorégraphies… Les corps et les voix des acteurs sont très bien utilisés pour montrer la loi du plus fort, la servitude des femmes, l’égarement de la jeunesse, la perte de l’autorité des hommes, la chute des mythes, l’absence de communication, la tendance à la consommation… Bref, un portrait du monde globalisé dans lequel nous vivons. «Montrer les hommes et les femmes dans leurs faiblesses, leurs hésitations, la beauté et l’horreur de leurs échanges », fait savoir Faouzi Bensaïdi.
Justement le public a eu droit à un spectacle mouvementé. Folie, déchaînement, colère se mêlent à la joie, à l’amour et au désir. L’histoire d’une société en mal d’identité, en mal d’amour. Freud incarné en réalisateur n’aurait pas fait mieux. C’est à travers un «cahier de psychanalyse» que Bensaïdi a su dessiner le bonheur et le malheur des enfants, des jeunes et des couples. La vie au quotidien, c’est surtout le détail de l’imaginaire qui a fait la réussite de cette pièce. Liberté, sexualité, enfermement… les acteurs ont excellé dans l’improvisation. C’est à travers des tableaux qui se suivent que les spectateurs ont pu voir la complexité de la vie et le désarroi dans le monde. Un monde soumis à la loi du plus fort, réduit à la violence, à l’enferment, au dialogue de sourds entre les sexes, les générations, une jeunesse livrée à elle-même. Ce qui peut sauver : «un peu d’humour… le baiser qui redonne espoir».
A noter qu’une tournée de la pièce sera organisée dans plusieurs villes du Maroc, mais également à l’étranger.

Fatim-Zahra Tohry
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(1) Amal Ayouch, Abdellah Chicha, Amal Atrach, Hanane Ibrahimi, Noureddine Touami, Mohamed El Hawdi, Hajer Grigaâ, Rabiê Benjhayel, Sakina Fdayli, Samir Eddou.
 
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