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<i>Mostafa Melsa, délégué général de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF</i>   Sociétés de financement

Les ménages tirent l’activité vers le bas
Rabat: Reprise des travaux sur l’avenue Allal Benabdallah
 
· Le remplacement du dallage à l’origine d’un gros retard

· Une décision qui permet de réaliser 20 % d’économie


La ville de Rabat s’est lancée dans un vaste chantier de mise à niveau urbaine. Partout, on creuse, on réajuste, on peaufine. Il s’agit de donner à la capitale du Royaume l’image qu’elle mérite. Mais pour l’heure, les designers urbains ne savent pas quel type de dallage il faut adopter pour préserver la propreté des rues. En effet, la majorité des revêtements réalisés à ce jour sur les grandes places de la ville ont été de mauvaise qualité et gardent la saleté. Le cas du boulevard Mohammed V en est un exemple éloquent.
Aussi, les aménageurs ont pris la précaution de ne pas faire la même erreur sur l’avenue Allal Benabdallah. Lancés en avril dernier, les travaux ont été interrompus après quelques jours de coups de pioche. Le temps d’arracher le revêtement existant. Ainsi, un nouveau dallage sera posé. Au départ, ce dernier devait être importé de Chine mais la Wilaya a changé d’avis et a procédé en conséquence à la modification des clauses du cahier des charges. «Nous avions décidé de remplacer les carreaux de Shanghaï par un revêtement local fabriqué à partir de la pierre du Shoul», précise Mohamed Regraga, secrétaire général de la wilaya. Cette décision permet de réaliser une grosse économie: ainsi, pour 22.000 m2 de revêtement, le coût sera de 22 millions de DH au lieu de 27. Plus précisemment, les carreaux chinois reviennent à environ 1.050 DH/m2 contre 700 pour le revêtement marocain. Par ailleurs, l’utilisation d’une matière locale ne pose pas de problème en matière d’approvisionnement quand il faudra remplacer les carreaux abîmés.
Mais pourquoi cette décision n’a pas été prise dés le début pour éviter un retard de plus de deux mois? «C’est le bureau d’étude qui a opté pour l’importation de carreaux chinois», répond la Wilaya. A noter que ce type de revêtement a déjà été utilisé dans le cadre du réaménagement de la place Moulay Hassan devant le siège de la CDG. Mais pour un spécialiste, le problème des dallages posés à Rabat revient à deux éléments. Le premier concerne les travaux de maintenance qu’il faut assurer régulièrement. Ces derniers sont relativement onéreux et difficilement supportables par les budgets de la ville. « Il faut donc avoir une vision globale et harmonieuse au moment de la conception des aménagements des travaux de dallage dans les différents zones de la ville», précise le spécialiste. Pour ce dernier, on peut avoir de jolis revêtements, très pratiques, et réalisés à partir de matériaux simples et économiques. Comme c’est le cas dans de grandes villes occidentales, à Paris notamment.
Enfin, signalons que la Wilaya a promis de mettre les bouchées doubles pour rattraper le retard et livrer le chantier en novembre. Afin que les travaux d’aménagement de l’avenue Hassan II, prévus sur une longueur de 11 km, puissent, à leur tour, démarrer.

De notre correspondant,
Nour Eddine EL AISSI
 
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