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Sahara: Un troisième round après les législatives
 
· Manhasset II n’a pas tenu ses promesses

Après deux jours de négociations, les délégations du Maroc et du Polisario ont convenu de se retrouver pour un troisième round. Comme l’on s’y attendait donc, les négociations entre les deux parties n’ont pas trop avancé. Même si des membres de la délégation marocaine à ces négociations se sont déclarés «optimistes et confiants dans le processus en cours», tout en «regrettant la position figée de l’autre partie».
Lors des deux jours de pourparlers (10 et 11 août) à la résidence Greentree à Manhasset, sous l’égide de l’ONU, les débats ont porté sur des points fondamentaux qui s’inscrivent dans l’essence même de l’Initiative d’autonomie, ont indiqué les membres de la délégation marocaine, lors d’une conférence de presse tenue samedi soir à New York. «Nous considérons que le premier round a été un round de contact, le deuxième comme celui de l’échange sur les mécanismes de mise en œuvre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité et sur les thématiques relatives à l’autonomie», a souligné le ministre de l’Intérieur et chef de la délégation marocaine, Chakib Benmoussa. Il a également indiqué que le Maroc avait donné son « accord de principe pour prendre part à un troisième round de négociations». «La date et le lieu de ce rendez-vous n’ont pas encore été arrêtés, le Royaume étant à la veille d’échéances électorales qui doivent aboutir à la formation d’un nouveau gouvernement», a affirmé Benmoussa. «Nous sommes confiants dans ce processus et espérons que le prochain round permettra de faire évoluer la position du Polisario, restée figée», a-t-il poursuivi.
Abondant dans le même sens, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taieb Fassi Fihri, a souligné que, dans sa dernière résolution, le Conseil de sécurité a clairement indiqué que la responsabilité du règlement de cette question incombe en premier lieu aux parties et aux pays voisins, alors que le rôle des Nations unies se limite à faciliter les négociations. L’initiative d’autonomie proposée par le Maroc a été favorablement accueillie par la communauté internationale, laquelle a salué les efforts sérieux et crédibles consentis par le Royaume, a-t-il ajouté.
Concernant le déroulement des négociations, Fassi Fihri a indiqué que parallèlement aux débats de fond, des experts de l’Onu ont fait des exposés concernant des questions essentielles se rapportant à l’autonomie dans le cadre de l’intégrité territoriale, comme la gestion des ressources naturelles et la gouvernance locale.
A cet effet, la délégation marocaine a rappelé les efforts consentis, depuis des années, par le Maroc dans ces domaines et les propositions contenues dans son Initiative, a-t-il fait savoir. Il a, par ailleurs, indiqué que ce second round a marqué une évolution positive par rapport à la première rencontre, tenue les 18 et 19 juin dernier.


Voisinage


« L’Algérie et la Mauritanie peuvent contribuer à trouver une solution définitive à ce problème » (du Sahara), a affirmé Chakib Benmoussa. «Nous estimons que la présence des pays voisins aux pourparlers est importante. L’Algérie est concernée par ce différend, car elle abrite sur son sol les camps de Tindouf, et nous connaissons l’influence que ce pays exerce sur le Polisario», a-t-il dit. «La Mauritanie, pour sa part, compte un grand nombre de Sahraouis, ce qui explique ses liens avec cette question», a encore dit le ministre. Il a toutefois regretté que le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) n’ait pas pu recenser les populations des camps qui vivent dans des conditions déplorables.

J.E. HERRADI

 
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