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| Bahraoui la main dans le sac! |
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· L’affaire devant la justice · Ses concurrents jubilent
Depuis le week-end dernier, à Rabat, on ne parle plus que de la walima de Bahraoui qui a pris fin dans les locaux du commissariat de police de Hay Annahda. En effet, dans la soirée de jeudi dernier, le domicile du maire de la capitale a fait l’objet d’une descente de police. Plus de 80 de ses invités ont été conduits manu militari au commissariat de police, tandis que d’autres ont réussi à prendre la fuite. On reproche à Omar Bahraoui, maire MP de Rabat, de mener une campagne électorale avant terme. Mais le plus grave dans cette affaire est l’utilisation des moyens de la Ville. En effet, deux autocars de la Commune urbaine ont été utilisés pour le transport des «invités» à la résidence du maire. A cela s’ajoute la mobilisation d’un certain nombre de responsables et du personnel de la Commune pour l’organisation de cette cérémonie. Pendant une bonne partie de la nuit, les agents de la police à Hay Annahda ont été obligés de mettre les bouchées doubles pour procéder à l’interrogatoire des personnes appréhendées et dresser par la suite les procès-verbaux. Vendredi matin, c’était au tour de Bahraoui. Ce dernier a été convoqué et entendu par le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat. Selon plusieurs sources, il est fort possible que les dossiers de Bahraoui et de ses invités soient transférés à la justice. Les mêmes sources ont indiqué que les audiences commenceront le 16 août. Contacté plusieurs fois pour connaître son point de vue sur les tenants et les aboutissants de cette affaire, le maire de Rabat a été injoignable. Même chose pour certains élus de la ville appartenant à la même mouvance politique que celle de Bahraoui, en l’occurrence le Mouvement populaire. En revanche, ses principaux concurrents, dans la circonscription de Rabat Chellah pour le rendez-vous du 7 septembre prochain, ont accueilli la nouvelle avec satisfaction. «L’Etat a fait son devoir, il s’agit d’un message fort et sérieux aux autres candidats», souligne Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du Parti travailliste. Pour lui, par cette action, les pouvoirs publics confirment leur engagement à garantir une concurrence loyale entre les différents candidats. Même constat chez Fawzi Chaâbi, «ennemi juré» de Bahraoui, membre du Conseil de la Ville et candidat du Parti du progrès et du socialisme (PPS) dans la circonscription de Rabat Chellah. Pour certains, il pourrait même être derrière ce coup. Chaque fois que l’occasion se présente, en particulier lors des sessions du Conseil de la Ville, Chaâbi attaque d’une manière virulente la méthode de gestion du maire. Les mauvaises langues disent que le candidat du PPS a été derrière la diffusion, auprès de la presse, du rapport de la Cour régionale des comptes de Rabat, qui a mis à nu un certain nombre d’irrégularités et de dysfonctionnements dans la gestion des affaires de la Ville. Fawzi ne cache pas qu’il n’a cessé ces derniers temps de saisir les autorités sur l’organisation par Bahraoui de plusieurs réunions dans le cadre de sa campagne «électorale illégale».
Nour Eddine EL AISSI
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