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Rabat: 400 cas de triche et 1.800 certificats de maladie
 
· Les candidats libres pas très sérieux

· Un taux de réussite de 47,63%


PLUS de 32.300 candidats ont été présentés cette année aux épreuves du baccalauréat dans l’Académie de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer. Le taux de réussite a été de 47,63%, légèrement supérieur à celui enregistré l’année dernière (47,02%). L’enseignement public s’accapare toujours la part du lion avec 22.841 candidats dont 51,59% ont pu décrocher leur baccalauréat. La contribution du secteur privé reste encore timide avec uniquement 616 candidats dont la majorité a réussi (94,94%). Le faible taux de succès, soit 20,61%, a été enregistré par les candidats libres dont le nombre dépasse les 8.800. Selon un responsable, cette mauvaise performance revient au manque de sérieux de la part de cette catégorie qui commence à présenter de sérieux problèmes pour les organisateurs de cet examen.
Le premier concerne le taux d’absentéisme. En effet, pour les deux sessions, moins de la moitié, soient 48,21%, a participé aux épreuves. Ce comportement est anormal car, il faut souligner les efforts déjà déployés par les services de l’Académie en vue de réserver les salles et mobiliser le personnel nécessaire pour les opérations de contrôle et de correction. Selon la même source, lors de la première session, la majorité des candidats libres veut quitter la salle d’examen dans les 10 premières minutes de l’épreuve. Ils misent beaucoup sur la session de rattrapage. En vue de garantir donc leur droit pour y participer, ils ont recours aux certificats de maladies dont le nombre à atteint 1.824.
Un autre aspect dénote du manque de sérieux même chez les candidats qui tiennent le coup jusqu’à la fin des épreuves. Certains remettent leurs copies pleines de plaisanteries qui n’ont aucun rapport avec le sujet posé. «Le champ est vaste: du sport et des blagues en passant par les programmes télé pour finir avec le religieux. Tout cela est présenté bien entendu par la langue que maîtrise le narrateur: arabe, français ou le dialectal», déplore un professeur. Pour ce dernier, il faut réfléchir à des mesures pratiques permettant de filtrer les candidats sérieux avant le commencement des épreuves du baccalauréat».
Toujours dans le même registre, on constate que le phénomène des certificats commence à toucher les candidats officiels surtout pour la partie de l’examen régional. En effet, 100 attestations ont été présentées lors de cette session contre 48 l’année précédente. Notons, par ailleurs, l’ampleur du phénomène de la fraude pratiquée par certains candidats. Pour ces derniers, tous les moyens sont permis (téléphone portable, foulards pour les filles…). Cette année, pour les deux sessions, près de 400 rapports ont été dûment établis suite à des actes de fraude. Ces rapports seront examinés par la suite par une commission qui décidera, selon les cas, de la sanction à appliquer. Elle pourra atteindre jusqu’à une interdiction de se présenter au baccalauréat pour une durée de 5 ans.



273.400 copies



PLUS de 273.000 copies ont été corrigées cette année dont 195.472 durant la première session. L’opération correction débutera à partir du deuxième jour de l’examen. Cette prestation est assurée par les professeurs selon une allocation brut de 4 DH par copie corrigée. D’autres rémunérations sont accordées à l’équipe pédagogique composée en grande partie d’inspecteurs sur la préparation et le choix des sujets des examens. Le directeur de l’Académie et le délégué reçoivent également des primes compensant les déployés pour l’organisation et le suivi de déroulement du baccalauréat. Le montant de ces primes diffère d’une Académie à une autre.

Nour Eddine EL AISSI

 
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