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   La plus grande foire d’art jamais organisée au Maroc
   
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Des mélomanes du monde entier au festival des Alizés
 
· Des milliers de spectateurs aux concerts donnés gratuitement

· Une aubaine pour les restaurateurs et hôteliers d’Essaouira


· L’activité aéroportuaire également en hausse

 
André Azoulay, l’enfant d’Essaouira et conseiller de S.M. le Roi, affiche la mine des grands jours. La VIIe édition du Printemps musical des Alizés, organisée du 19 au 22 avril, s’est achevée en apothéose. Au menu: musique de chambre, opéra et jazz avec une programmation exceptionnelle et de nombreuses «grandes premières».
Le festival est devenu un rendez-vous incontournable pour les mélomanes du monde entier. Une vingtaine d’ambassadeurs de différents pays, des personnalités de la communauté des affaires et du gouvernement étaient également au rendez-vous. Des personnalités unies avec le grand public, des Marocains, des étrangers, des jeunes et des moins jeunes, et qui étaient en parfaite communion avec le langage universel de l’art lyrique. Le Printemps des Alizés a été, cette année encore, le festival de tout le monde. « Le niveau artistique s’inscrit actuellement, en toute modestie, parmi les grandes manifestations de musique de chambre et d’art lyrique les plus reconnues en Europe ou ailleurs», affirme Azoulay. Et d’ajouter que «le bilan de l’édition 2007 est au-delà des espérances».
Le festival a été une fête portes ouvertes, sans badges, et les concerts ont été gratuits. L’édition de cette année a connu en quatre jours plus de 20 concerts mettant en scène plusieurs dizaines de musiciens et de chanteurs. Ils ont interprété Brahms, Mendelssohn, Schubert, Mozart, Bacri, Messiaen, Ravel et plein d’autres.
Une grande première mondiale aussi a été donnée à Bab El Menzeh. Une nouvelle scène au cœur de la Cité des Alizés, avec une œuvre chorale en arabe, hébreu et latin, spécialement écrite pour le Maroc et Essaouira par le violoniste Didier Lockwood. Le Chœur des Trois Cultures a fait aussi la joie du public. Ce dernier, point d’orgue des carrefours musicaux du festival des Alizés, est né de la volonté et de l’engagement de la Fondation des Trois Cultures. «L’oratorio écrit spécialement pour la ville sera produit dans le reste du monde pour apporter le message de la paix entre les civilisations», déclare Azoulay.
Un chapiteau a été dressé pour la première fois à Bab El Manzeh sous les remparts de la médina. D’une capacité de 2.000 personnes, il en a abrité quasiment le double. «Essaouira a assurément besoin d’un complexe culturel digne de la ville pour accueillir les grandes manifestations», commente un observateur.

· Essaouira mise sur les évènements culturels


Avec le festival des Alizés, Essaouira s’offre de belles opportunités d’affaires. Si les concerts sont gratuits – et le resteront –, les opérateurs ne se plaignent pas. Les hôtels et restaurateurs ont affichés complet. La formule chez l’habitant a aussi fonctionné à plein régime.
De fait, la cité des vents a la cote. «Le taux des activités touristiques progresse de 20% chaque année. L’activité aéroportuaire aussi est en hausse constante», explique Abdeslam Bikrat, gouverneur d’Essaouira. Aujourd’hui, la capacité d’accueil de la ville sera renforcée grâce à la réalisation de différents projets hôteliers. Un hôtel 5-étoiles avec des résidences Mogador Beach sont en construction par Atlas Hospitality, une filiale de Royal Air Maroc (RAM). Autres projets en cours: l’Ibis Moussafir et Sofitel (groupe Accor) en chantier dans la future station Mogador. Les niches sports et balnéothérapie contribuent au succès de la destination Essaouira. Une destination qui enregistre un taux de retour parmi les plus élevés au Maroc.


Proximité


Désormais, Essaouira est très proche de Rabat et Marrakech. Ceux qui ont pris l’autoroute de Marrakech peuvent en témoigner. C’est le cas de Michel Derrac, chef de la mission diplomatique à l’ambassade de France au Sénégal et responsable des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest depuis la Mauritanie jusqu’au Nigeria. Et toujours fidèle au festival des Alizés. Ce dernier a par ailleurs été en mission à Rabat de 1999/2004, période au cours de laquelle sont nés de nombreux festivals à travers le Royaume. Pour lui, le festival des Alizés permet plus que tout autre festival la rencontre des civilisations. «On vit au rythme de la musique. La sensation est encore plus intense devant les murailles de la ville. C’est un message fort d’un Maroc qui se développe en symbiose avec les civilisations. D’un Maroc riche et tolérant», conclut Derrac.

Mohamed Ramdani

 
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