· Un programme lancé dans la province de Tiznit
· Une enveloppe de 4,5 millions de DH allouée au projet
Le développement de la culture d’arganier est la priorité de la région du Souss. Ainsi, un programme de préservation et de gestion durable des arganeraies a été officiellement lancé en fin de semaine dernière. Les initiateurs du projet sont l’Agence de développement social (ADS), à travers l’Unité de gestion du projet de l’arganier (UGP), et la direction régionale des Eaux et forêts du Sud-Ouest (Dref-SO). Les autres partenaires de l’opération sont l’Agence allemande pour l’environnement (GTZ) et l’Union européenne. Les associations de développement local et les Communes sont également impliquées dans le projet. Etalé sur une durée de cinq ans (2003-2008), ce contrat programme d’un coût global de 4,5 millions de DH prévoit la plantation de plus de 40.000 plants sur 200 hectares dans la province de Tiznit. En fait, la phase de plantation a démarré en janvier dernier et prendra fin à la mi-février. Les premiers fruits ne seront visibles que dans cinq ans. A terme, le niveau de production de ces cultures d’arganiers devrait atteindre une tonne par hectare. Déjà, l’opération a un impact sur la création d’emplois dans les localités bénéficiaires où le nombre de journées de travail devrait atteindre, à mi-février, près de 2.000. Dans le Sud, où la sécheresse est désormais un phénomène structurel, les retombées de ce projet qui prévoit, fin 2007, la régénération de 1.400 ha d’arganiers. De fait, l’arganier, qui arrive à se développer même sur des socles rocheux et des zones arides, est une véritable manne pour les habitants, notamment ceux de l’arrière-pays du Souss. Dans ce milieu, son rôle économique et social n’est plus à prouver. D’après le département des Eaux et forêts, l’arganier permet la subsistance de 3 millions de personnes dans le sud du Royaume. Par ailleurs, il fournit 20 millions de journées de travail par an. Son exploitation constitue en effet une activité génératrice de revenus et a toujours eu une fonction socioéconomique. Ce n’est toutefois qu’à partir des années 1990 que la filière s’est structurée à travers la création de coopératives de femmes spécialisées dans la production d’huile d’argane. Aujourd’hui, nombre de coopératives sont en passe d’intégrer le concept de commerce équitable. Une démarche que soutient la Principauté de Monaco et que suit l’entreprise française Alter Eco, une société spécialisée depuis 1999 dans l’importation et la distribution de produits estampillés commerce équitable.
De notre correspondante, Malika ALAMI
|