· Axée sur les filières lourdes
L’Algérie prépare une nouvelle stratégie industrielle qui sera fondée sur des filières lourdes, a annoncé le ministre algérien des Participations et de la Promotion des investissements Abdelhamid Temmar. Cette nouvelle stratégie industrielle sera présentée fin février lors d’assises nationales, a déclaré Temmar dans la nuit de jeudi à vendredi 2 février, à l’issue d’une rencontre avec les chefs des organisations patronales algériennes. Selon Temmar la nouvelle stratégie sera basée sur le développement les «filières de la pétrochimie (notamment les engrais), l’agroalimentaire, les matériaux de construction, les industries électroniques, pharmaceutiques et mécaniques, l’industrie automobile et les technologies de l’information et de la communication (TIC)». «Ces filières prioritaires ne sont toutefois pas exclusives», a souligné Temmar, précisant que ce choix était motivé par «le besoin de croissance économique du pays». Il s’agirait à la fois de remettre à niveau les industries mises sur pied dans les années 1970, qui souffrent de sureffectifs, de retard technologique et de sous-capitalisation depuis plusieurs années, et d’en installer d’autres, en partenariat avec des investisseurs privés nationaux et étrangers. Temmar a insisté sur l’apport des investissements directs étrangers (IDE) à cette stratégie. En 2006, l’Algérie a drainé 1,5 milliard de dollars d’IDE, selon la CNUCED. L’industrie manufacturière, qui représentait 18% du PIB en 2002, n’en représentait plus que 6% en 2006, alors que les importations ont plus que doublé en cinq ans, s’établissant la même année à 20 milliards de dollars, selon le Forum des chefs d’entreprise. Temmar a souligné que la nouvelle stratégie industrielle serait accompagnée de politiques d’appui à l’innovation, de promotion des nouvelles technologies et de création d’une capacité d’intelligence économique.
Synthèse L’Economiste
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