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Mouvements dans la sécurité
Charki Draiss, le nouveau patron de la police
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· Homme de terrain, il a été sur tous les fronts
· Il devra réorganiser et assainir la DGSN
La DGSN a un nouveau patron: Charki Draiss. Ce diplômé des sciences politiques fera toute sa carrière au ministère de l’Intérieur qu’il intègre en 1977. Administrateur-adjoint en 1979, il est nommé caïd attaché à l’administration centrale en 1988, puis S.G. de province à l’administration centrale. La même année, il est gouverneur de la province d’Al Haouz, puis gouverneur-directeur des affaires générales en 1999, puis gouverneur-directeur du personnel d’autorité en 2003. Sa désignation au poste de wali de Tétouan par intérim en 2005 donnera un coup d’accélérateur à sa carrière. En juin de la même année, il est nommé wali de Lâayoune-Boujdour-Sakia Lhamra. La charge est des plus lourdes. Toute la zone vivait encore dans la tourmente des événements de Laâyoune. Un mouvement de protestation sociale avait pris une tournure politique. Instrumentalisé par le Polisario, qui célébrait son 32e anniversaire de création, il a été surmédiatisé. Draiss est alors appelé aux commandes. Etait-ce un signe de confiance? Ou un test? Le super wali avait, en tout cas, une idée précise de son mandat. «La mission du wali consiste à donner l’impulsion nécessaire aux services de l’Etat à travers une coordination des actions et la mise en œuvre des politiques publiques par la proximité et la concrétisation du nouveau concept d’autorité, basé sur l’ouverture et l’attachement aux préoccupations des fidèles sujets de Sa Majesté le Roi et la canalisation de leurs attentes», déclarait-il une année après ses prises de fonctions. La mission de Draiss était également politique, ce qui l’appelait à être sur tous les fronts. Homme de terrain, il multipliait les rencontres avec les acteurs économiques, politiques et sociaux, suivait l’action engagée par l’Agence de développement des provinces du Sud, rencontrait les délégations des ONG locales et internationales, tenait réunion après réunion avec les responsables et émissaires de la Minurso et, surtout, maintenait le contact avec les médias pour expliquer et rendre visibles toutes ses actions. Il est ainsi l’un des rares responsables de l’administration territoriale qui restait ouvert à la communication. La stature imposante, Charki Draiss a l’abord facile. L’homme est également affable. Ce natif des Beni Amir, à proximité de Khouribga, père de famille (deux filles et un garçon), est par ailleurs très impliqué dans son travail. «Il a le cœur à l’ouvrage», dit-on de lui. Sa fonction à la DGSN lui laissera très peu de répit. L’institution a besoin de voir son image rehaussée après les récents remous. Réorganiser et assainir. Deux fonctions essentielles qui attendent le nouveau patron de la police.
Khadija RIDOUANE
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