· 150 cadres associatifs participent à un work-shop sur la gestion des conflits
· Coût global du programme: 200.000 DH
Pour promouvoir la médiation dans la résolution des conflits et pour une culture de non-violence, près de 25 cadres de différentes associations de la région Fès-Boulmane ont suivi une formation sur la médiation dans la résolution des conflits et la gestion des projets du 26 au 28 juillet dans les locaux de l’association Chourouk pour le développement social à Fès. Ce work-shop s’inscrit dans le cadre d’un programme de formation, lancé par l’ambassade britannique à Rabat et l’ONG internationale Search for Common Ground-Maroc (SFCG), au profit de 150 cadres associatifs représentant 75 associations marocaines œuvrant dans les quartiers défavorisés de six régions du Royaume (Fès, Oujda, El Hoceïma, Kénitra, Rissani et Marrakech). Selon Reda Bajoudi, chargé des projets de coopération à l’ambassade de Grande-Bretagne, les ateliers de formation se déroulent pendant trois jours dans chaque région-cible et portent sur les techniques de résolution de conflits, de médiation et de gestion de projets. «Afin de soutenir l’efficacité des associations qui sont de plus en plus actives dans le domaine social sur le terrain, il est essentiel de renforcer les aspects humains liés au travail des acteurs de développement: communication, gestion des conflits communautaires, médiation et négociation. Notre choix s’est porté sur un acteur local qui est l’association Chourouk et qui a la confiance des autres acteurs associatifs de la région pour abriter cet atelier», indique-t-il. Ces outils, indispensables au travail de proximité, permettront, selon Abou El Massine Fassi-Fihri, directeur de l’ONG internationale Search for Common Ground-Maroc, aux acteurs associatifs de mieux gérer les conflits auxquels ils sont confrontés quotidiennement, d’être proches et à l’écoute de la population, d’améliorer les relations entre les personnes et de pouvoir ainsi mieux répondre aux besoins réels des bénéficiaires grâce au module de formation consacré à la gestion et la formulation de projets. L’identification de cette problématique répond surtout aux préoccupations exprimées par les associations qui opèrent dans des quartiers défavorisés auprès des populations jeunes où, souvent, de simples conflits s’enveniment rapidement. «La société civile prend de plus en plus en charge le volet social et, partant, se trouve confrontée à des conflits dans différents domaines (social, économique, politique, familial, scolaire, environnemental, etc.). Il est important dans ce cadre pour les acteurs associatifs de maîtriser la médiation dans la gestion des conflits. Cette formation nous permet d’ailleurs de mieux gérer des situations de conflits et d’améliorer notre approche et notre manière de procéder», indique Mohamed Hamdach de l’association Chantier de jeunesse Maroc, antenne de Boulmane.
Respect des différences
Lahcen Afqir, de l’association Chourouk, estime que ce programme est l’occasion pour les associations de la région Fès-Boulmane de renforcer leurs capacités pour faire face aux situations de conflits récurrentes qui croissent dans de nombreux domaines. Il s’agit pour les différents partenaires de ce work-shop de montrer aux acteurs associatifs qu’il est possible à chacun d’apprendre à gérer des conflits sans violence grâce au processus de la médiation et d’éviter les situations d’incompréhension et d’intolérance. Il s’agit surtout de consolider la culture de la médiation et le respect des différences. Le coût global du programme, supporté par l’ambassade britannique, est de 200.000 DH.
Rachida BAMI
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