· Tourisme, haut standing et économique… tous les secteurs visés
· De grands groupes en tête de file
Les Espagnols se ruent sur l’immobilier dans la région du nord et à Tanger en particulier. Après le lancement des opérations du groupe espagnol Fadesa, à Tanger et à Tétouan, la dynamique semble enclenchée et différents groupes se bousculent au portillon. Urbas (Urbanizaciones y Transportes), un des géants de l’immobilier espagnol avec Fadesa, a largement défrayé la chronique locale en achetant plus de 6.500 m2 de terrains au cœur du centre-ville. Le montant de la transaction n’a pas encore été communiqué mais en fonction de l’emplacement, les terrains constructibles frôlent les 30.000 DH/m2. Des prix qui font frémir les promoteurs locaux. Ces terrains seront dédiés à des immeubles haut de gamme avec des plateaux pour bureaux. Par ailleurs, c’est un autre privé espagnol, en l’occurrence le groupe Salamanca, qui vient d’acquérir plus de 16.000 m2 sur le boulevard Mohamed V pour un montant de 65 millions de DH. Un centre de loisirs et des résidences y sont prévus. L’effet TangerMed mais aussi la proximité géographique n’a pas manqué d’avoir son effet sur les promoteurs espagnols qui tiennent la dragée haute face à leurs homologues locaux. Un autre groupe espagnol, Maexpa a lui aussi décidé de s’investir en pleine baie de Tanger. Il offre des appartements haut de gamme pied dans l’eau. Un autre grand nom de la promotion immobilière, Renta, est en train de ficeler les dernières retouches à son projet de promotion touristique sur la côte atlantique (cf. www.leconomiste.com). Et parallèlement, sa filiale, Mixta Africa, s’est lancée dans la réalisation d’un projet de constructions économiques à la périphérie de la ville. A noter que le groupe a déjà entamé la réalisation du complexe immobilier Anass et dont l’originalité reste l’utilisation massive de matériaux préfabriqués.Il s’agit de 500 appartements et divers locaux commerciaux dont le prix démarre à 160.000 DH. Des projets du même style vont également démarrer à Tétouan.
Hausse
Les prix de l’immobilier, à Tanger, atteignent des sommets vertigineux. Entre 2003 et 2005, ces derniers ont connu en moyenne une augmentation dépassant les 30 %. Une tendance qui semble se poursuivre. Actuellement des appartements de moyen standing qui étaient de 6.000 à 7.000 DH sont actuellement proposés à plus de 10.000 DH m2. Dans le haut de gamme, la fourchette démarre à 12.000 DH pour atteindre 15.000 DH. Certains, en fonction de l’emplacement, placent la barre encore plus haut. Comme cet immeuble du centre qui affiche 20.000 DH/m2. Sur la corniche, certains promoteurs auraient largement dépassé cette barre. Ce réchauffement du secteur immobilier est perçu dans la profession comme la résultante de deux facteurs, la rareté des terrains conjuguée à la spéculation. De nombreux investisseurs préfèrent en effet acheter et spéculer à l’annonce des grands investissements que connaît la ville et la région.
De notre correspondant, Ali ABJIOU
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