Edition électronique du 2/9/2010
Accueil Votre publicité Abonnement Rendez-vous Contact Plan du site L'économiste
Articles du jour  
 Affaires  
 
A La Une
Editorial
Affaires
Economie
Politique
International
De bonnes sources
Société
Culture
 
   
   Transport urbain
Alsa démarre à Agadir
   «L’avenir du crédit à la consommation passe par les crédits affectés»
Mostafa Melsa, délégué général de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF
   Les limites du taux plafond
   Sociétés de financement
Les ménages tirent l’activité vers le bas
   Ciment du Maroc: Extension des capacités
   Bourse: Faibles volumes
   
Les dépêches mises à jour régulièrement
 
Vos offres d'emploi
 
Consultez les archives stockées depuis 1991
 
Finance
Bourse de Casa
Les OPCVM
Marché des taux
Marché des devises
 
Participez aux forums de L'Economiste
 
Prix de L'Economiste
 

Envoyer à un amiImprimer cet article«L’avenir du crédit à la consommation passe par les crédits affectés»

<i>Mostafa Melsa, délégué général de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF</i>   Sociétés de financement

Les ménages tirent l’activité vers le bas
Logistique-carburants

La phobie des distributeurs, c’est de ne pas livrer
 
Pour une entreprise de produits pétroliers, la logistique est une fonction vitale. Elle l’est d’autant plus pour un distributeur qui doit gérer une diversité de clientèles: stations-service,
armateurs, compagnies aériennes, industriels et gros transporteurs routiers.
La livraison au client dans les meilleures conditions de sécurité et économiques est le challenge à relever au quotidien. Saïd El Baghdadi, directeur général Somepi Carburants-Afriquia SMDC, filiale d’Akwa Group, explique comment la chaîne logistique est optimisée chez le leader du marché.


· L’Economiste: A quoi correspond la logistique dans votre groupe?

- Saïd El Baghdadi: La logistique chez Akwa Group fait partie des fonctions capitales de l’entreprise. Au sens large, elle correspond à l’ensemble des activités de gestion des mouvements de produits depuis l’achat local ou à l’importation, en passant par le stockage primaire jusqu’aux points de vente. Dans notre secteur, la complexité de la fonction s’ajoute à la variété de nos clients: les plus connus du grand public sont les stations-service mais il y a aussi les grands comptes dans l’industrie, les transporteurs, les aéroports (les compagnies aériennes) et les ports (armateurs).
Juste pour vous donner une idée sur l’importance de la logistique dans une société de distribution des carburants, celle-ci représente le deuxième poste des frais généraux après les coûts d’achat du produit loin devant les charges du personnel.

· Que représentent les coûts logistiques dans un litre de carburant vendu dans vos stations-service?

- Il est difficile de donner un chiffre fixe à cette question, ce coût étant variable car le transport, qui est une composante essentielle de la logistique, est répercuté selon la zone d’approvisionnement. Le carburant vendu à Mohammédia ou à Sidi Kacem par exemple, n’intègre pas le coût du transport. C’est surprenant mais il en est ainsi de la réglementation marocaine. En général, plus on s’éloigne de la raffinerie, plus le coût du transport est élevé.

Une filiale transport numéro un du marché

· A quel niveau de l’organisation le pilotage de la logistique est pris en charge?

- Le pilotage de la fonction logistique est fait à deux niveaux: la direction centrale du stockage et de la logistique est responsable de l’ensemble de la chaîne logistique, et elle est elle-même divisée en deux structures. La première s’occupe du stockage, la deuxième de la gestion des flux et de la gestion des commandes clients.
Le transport de nos produits est assuré par une filiale du groupe, Timlog qui, avec une flotte de 200 véhicules, est la première société de transport au Maroc par la taille de son parc. Puisque nous parlons de chiffres, permettez-moi de mentionner qu’Akwa Group dispose aussi de la première capacité de stockage de carburants au Maroc. Nos dépôts sont installés un peu partout dans le Royaume, à Casablanca, Mohammédia, Meknès, Marrakech, Agadir et à Jorf Lasfar. Au total, tout le réseau est composé d’une dizaine de dépôts.

· Comment se fait l’optimisation entre ces différentes plateformes?

- Nous déployons un système d’information qui nous permet de suivre les besoins, de planifier les livraisons et d’ajuster, le cas échéant, notre programme d’approvisionnement. Nous sommes par ailleurs sur le point d’installer un nouveau programme informatique afin d’améliorer notre système d’information de gestion des stocks et d’optimiser les livraisons.

· Que redoute un opérateur de distribution de carburants? Que le produit ne soit pas disponible à un endroit ou qu’il y en ait trop ailleurs?

- Au-delà de la disponibilité du produit, notre priorité absolue est la sécurité, l’hygiène et l’environnement. Rien ne sert de livrer un produit si les conditions de sécurité ne suivent pas. C’est une exigence sur laquelle nous ne transigeons pas.
La deuxième priorité est la qualité du produit, sachant que nos produits sont sensibles. Nous avons un système qui déploie toutes les diligences afin de s’assurer que jusqu’au réservoir du véhicule, le carburant n’a subi aucun dommage sur la chaîne logistique.
Enfin, la disponibilité du produit. Notre grande phobie est de ne pas pouvoir livrer la quantité demandée par un client. Nous nous devons de garantir cette disponibilité à travers un système d’information qui nous renvoie en temps réel, la demande du marché, les ventes, etc. Une équipe dédiée nous remonte les informations du terrain de tout le pays de manière à réagir rapidement au moindre changement.
Le groupe dispose aussi des stocks de sécurité pour différents produits, la question de disponibilité n’est pas un souci en soi, d’autant plus que nous avons développé une grande capacité d’importation dans le gasoil et le jet pour les compagnies aériennes.

Propos recueillis par
Abashi SHAMAMBA
 
Envoyer à un amiImprimer cet article«L’avenir du crédit à la consommation passe par les crédits affectés»

<i>Mostafa Melsa, délégué général de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF</i>   Sociétés de financement

Les ménages tirent l’activité vers le bas

© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia

 
Haut de page