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Grippe aviaire: La FAO demande plus de transparence à la Chine
 
· Un antiviral entraîne l’apparition de maladies résistantes

UN responsable d’une agence de l’ONU a demandé lundi 4 juillet à la Chine de faire preuve de plus de transparence dans sa lutte contre la grippe aviaire et de réduire l’usage d’un antiviral qui entraîne l’apparition de formes de la maladie résistantes à ce médicament chez l’homme.
Le responsable des services vétérinaires de l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Joseph Domenech, a déclaré que l’utilisation du médicament, l’amantadine, par des paysans chinois était «une grande préoccupation». «La situation reste trouble et la FAO appelle les autorités chinoises à fournir une information» sur la situation actuelle, a-t-il dit lors d’une conférence internationale à Kuala Lumpur.
«La FAO déconseille le recours à toute forme d’antiviral pour contrôler la grippe aviaire chez les oiseaux, car cela crée une résistance aux médicaments et un obstacle aux soins de la grippe aviaire chez l’homme», a-t-il déclaré.
La Chine a dit le mois dernier qu’elle n’approuvait pas l’utilisation de l’amantadine, réagissant à des informations de presse selon lesquelles des éleveurs chinois y avaient recours avec l’aval du gouvernement. Elle a toutefois reconnu que la pratique existait et a dit vouloir y mettre fin. «Nous demandons aux autorités chinoises d’être plus transparentes à ce sujet et de donner plus de précisions sur la manière dont le médicament est autorisé» pour soigner des animaux, a dit Domenech. La FAO a récemment demandé des explications à la Chine sur l’utilisation de l’amantadine, suite à l’apparition de virus H5N1 de la grippe aviaire résistants à cet antiviral en Thaïlande et au Vietnam.
Selon les experts, cette résistance rend le médicament inefficace pour traiter les infections humaines, notamment dans le cas du H5N1 qui a tué 55 personnes en Asie du Sud-Est depuis 2003.

Synthèse L’Economiste
 
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