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| Bon cru 2004 pour les sociétés de financement |
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· Un encours de 37,9 milliards de DH
· La révision du TEG resservie à l’AGO
Les sociétés de financement se portent bien. Leurs concours à l’économie ont atteint, en 2004, près de 38 milliards de DH. C’est ce qu’a souligné Abdelkrim Bencherki, président de l’Association professionnelle des sociétés de financement (Apsf), lors de l’assemblée générale ordinaire, le 30 juin à Casablanca. En effet, les encours ont atteint 13,4 milliards de DH pour les 8 sociétés de crédit-bail, en progression de 15% et 22 milliards pour les 22 sociétés de crédit à la consommation (+5%). Le crédit immobilier et l’affacturage ont atteint 448,4 (+33,5%) et 788 millions de DH respectivement. Quant au financement des marchés publics et fonds de garantie, il a enregistré 1,25 milliard de DH. Mustapha Melsa, délégué général de l’Apsf, a procédé à la lecture du rapport du conseil d’administration. Celui-ci traite de diverses questions auxquelles l’association a apporté son soutien telles que la suppression de la règle de la contagion dans la classification des créances et leur couverture par des provisions pour les crédits aux particuliers. De même, cette association a débattu avec la direction de la Supervision bancaire du projet de loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent. «Nous avons discuté des moyens de mise en œuvre des recommandations du groupe d’action financière en matière de blanchiment ainsi que des cas concrets de blanchiment de capitaux susceptibles de se produire via les sociétés de financement», souligne Melsa. Mais c’est la révision du taux effectif global (TEG) qui a encore une fois retenu l’attention de l’assistance. Les administrateurs de l’Apsf affirment qu’ils multiplient les rencontres avec les autorités concernées pour que le taux maximum soit redéfini et ses modalités de calcul révisées. D’ailleurs, explique Bencherki, lors de la 14e session du Conseil national de la monnaie et de l’épargne (CNME) en avril dernier, le ministre des Finances a insisté sur la nécessité d’effectuer cette refonte. L’Apsf relève la même implication de la part du gouverneur de Bank Al-Maghrib qui estime que «des mesures urgentes doivent être prises pour revoir les modalités de calcul de ce taux qui ne semblent plus adaptées au contexte actuel». Selon, Bencherki, l’association sera certainement associée à la réflexion, «mais le calendrier de travail n’a pas encore été défini pas les autorités de tutelle». Les membres ont également débattu plusieurs points tels que le surendettement des ménages, l’alliance avec la Caisse marocaine de retraite pour le traitement des crédits accordés aux fonctionnaires bénéficiant du programme de départs volontaires ou encore l’amélioration de la procédure en matière de TVA.
Naoufal BELGHAZI
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